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mercredi, septembre 2, 2026
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FMI : « La résilience ne suffit pas sans transformation structurelle »

Présentation institutionnelle faite par les représentants du FMI, lors de l’African Caucus à Banjul.

Les économies africaines ont résisté à une succession de crises, mais cette capacité d’adaptation doit désormais se traduire par davantage de production, d’industrialisation et d’emplois, selon les experts du FMI (Fonds monétaire international).

Ce message a été porté par Hanan Morsy, secrétaire exécutive adjointe et économiste en chef de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, lors d’une présentation institutionnelle du Fonds monétaire international, organisée en marge de l’African Caucus à Banjul, en Gambie, la semaine dernière. Selon elle, la résilience démontrée par le continent ne constitue pas, à elle seule, une transformation économique. Les pays africains ont pourtant traversé plusieurs chocs majeurs, allant de la pandémie de Covid-19 à la guerre en Ukraine, en passant par la hausse des taux d’intérêt et les tensions commerciales. Mais pour Hanan Morsy, résister aux crises ne suffit pas si cette résilience ne permet pas d’accroître les capacités productives, de développer l’industrialisation et de créer des emplois de qualité. Elle a ainsi appelé à un changement de paradigme. L’Afrique ne devrait plus se limiter à exporter ses ressources naturelles à l’état brut, mais développer des chaînes de valeur régionales, investir dans l’industrialisation verte et intégrer les technologies émergentes. Le continent doit, selon elle, devenir producteur de solutions et non rester uniquement consommateur de technologies.

Dynamique mais fragile. Hanan Morsy a également insisté sur l’accélération de la Zone de libre-échange continentale africaine, le renforcement des institutions budgétaires, l’élargissement des bases fiscales et l’amélioration de la gouvernance des dépenses publiques. Elle a aussi appelé à réduire l’écart entre la perception du risque africain et les réalités économiques du continent. De son côté, le directeur du FMI, Zeine Zeidane, a indiqué que l’Afrique subsaharienne demeure l’une des régions les plus dynamiques au monde, avec une croissance régionale estimée autour de 4,3 %. Les perspectives restent néanmoins fragilisées par la hausse des prix de l’énergie et des engrais, les tensions internationales et le durcissement des conditions financières. Le ministre des Finances de la Sierra Leone, Sheku Bangura, a, pour sa part, souligné l’importance de préserver la stabilité macroéconomique tout en protégeant les dépenses prioritaires dans la santé, l’éducation et les infrastructures. Pour Madagascar, ces orientations rappellent la nécessité de conjuguer résilience, transformation productive et protection des investissements essentiels, dans un contexte marqué par les chocs climatiques, les contraintes budgétaires et la dépendance aux importations.

Antsa R.

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