Les retards et les insuffisances relevés dans la passation des marchés peuvent affecter directement la réalisation des projets de développement. Une session de formation consacrée au Système de passation de marchés de l’emprunteur se tient ainsi du 13 au 17 juillet 2026, au stade Barea, à Mahamasina. Organisée par l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), cette rencontre réunit les acteurs impliqués dans la préparation, l’attribution et l’exécution des marchés liés aux projets financés par la BAD. Le ministère de l’Économie et des Finances prend également part aux travaux.
À l’ouverture de la session, la directrice générale de l’ARMP, Rahely Herilala Rahetlah, et le chargé de programme pays principal de la BAD, Donatien Kouassi, ont insisté sur l’importance d’une bonne maîtrise des procédures nationales. Selon les intervenants, la qualité de la passation des marchés conditionne largement la performance des projets, le respect des délais ainsi que l’utilisation efficace des financements mobilisés. La formation fait notamment suite aux constats établis lors des audits des projets soutenus par la Banque africaine de développement. Ces évaluations ont mis en évidence la nécessité de renforcer les compétences des responsables de la commande publique et d’améliorer certaines pratiques administratives.
Bonne gouvernance
Les participants approfondissent ainsi le cadre juridique et réglementaire applicable aux marchés publics, les méthodes de préparation des dossiers ainsi que les mécanismes de suivi et de gestion des contrats. Une attention particulière est également accordée à la transparence, à l’intégrité et à la conformité des procédures. L’enjeu dépasse toutefois la seule maîtrise technique des règles. Une procédure plus rigoureuse et mieux préparée doit permettre de limiter les retards, les contestations et les blocages susceptibles de freiner les investissements publics. Elle devrait aussi contribuer à accélérer la livraison des infrastructures et des services attendus par la population. À travers cette session, l’ARMP et la BAD entendent donc renforcer la fiabilité du système national de passation des marchés et améliorer l’exécution des projets de développement financés à Madagascar.
Antsa R.





