Pour Arnaud Guillois, ce 14 Juillet avait un goût particulier. Loin d’être une simple célébration de la fête nationale française, la réception organisée lundi à la Résidence de France à Ivandry constituait son dernier grand rendez-vous diplomatique à Madagascar. Dans un discours aux accents à la fois personnels et politiques, l’ambassadeur a salué les relations franco-malgaches tout en revenant sur les événements qui ont marqué la crise de septembre 2025 et l’avènement de la Refondation de la République.
Sur le départ après près de quatre années de mission, Arnaud Guillois a déjà effectué ses adieux officiels auprès du président de la Refondation, Michaël Randrianirina, ainsi qu’auprès de la ministre des Affaires étrangères. La cérémonie du 14 Juillet a ainsi pris les allures d’un ultime message adressé aux autorités malgaches comme à leurs partenaires.
Au cœur de son intervention, le diplomate français a mis en avant le rôle déterminant de la jeunesse malgache. « La jeunesse n’est pas seulement l’avenir du pays, elle en est d’ores et déjà un acteur politique, économique et citoyen, dont la voix doit être entendue, respectée et prise en compte », a-t-il déclaré devant les invités réunis à Ivandry.
Arnaud Guillois est allé plus loin en évoquant directement les événements de septembre 2025, qui ont conduit au changement de régime. « Dès l’instauration de la Refondation de la République, la France a fait le choix d’un engagement constructif à ses côtés, dans la mesure où celle-ci entend répondre aux aspirations de la population de Madagascar, en particulier celles exprimées avec courage par sa jeunesse, parfois au prix du sang et de sa liberté : l’aspiration à une vie digne, la réponse aux besoins essentiels de la population, la lutte contre la corruption, l’amélioration de la gouvernance », a-t-il affirmé.
La réception a rassemblé une importante délégation gouvernementale conduite par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison. Plusieurs membres de l’exécutif ont répondu présents à l’invitation de l’ambassade de France. Une absence a toutefois retenu l’attention. Aucun des quatre hauts conseillers militaires de la présidence de la Refondation n’a participé à la cérémonie d’Ivandry.
Rija R.





