Pour l’heure, on ignore si les suspects sont en prison ou en liberté.
Des zones d’ombre entourent l’affaire de perquisition effectuée illégalement au domicile d’un ressortissant chinois. Les faits se sont déroulés le jeudi 9 juillet dernier à Ambohibao Antehiroka. Une vingtaine d’individus cagoulés et armés, dirigés par un jeune homme qui s’est présenté en tant que Conseiller spécial auprès de la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar, ont fouillé de fond en comble la maison et ont « saisi » une forte somme d’argent en ariary et en devises, ainsi que de nombreux objets de valeur. Pour l’heure, le parquet et les autorités judiciaires observent un silence inquiétant malgré les polémiques et les supputations autour de cette affaire.
Dossiers sensibles. En effet, parmi les changements apportés par les autorités judiciaires et le département de la Justice depuis le début de ce régime de la Refondation figure la transparence dans la gestion des dossiers sensibles. C’était notamment le cas lors des affaires Rinah Rakotomanga, Marie Michelle Sahondrarimalala, le général Richard Ravalomanana, le dossier d’atteinte à la sûreté de l’État impliquant le colonel Patrick Rakotomamonjy et consorts, l’affaire Ambohimalaza, etc. À chacune de ces affaires, la procureure de la République près le tribunal de première instance, ou du moins son adjoint, ont convoqué la presse pour apporter des éléments d’éclaircissement au public, par souci de transparence. La publication de vidéos tournées en prison pour confirmer la présence de Rinah Rakotomanga et son conjoint, de Sahondrarimalala Marie Michelle, ou encore de l’ancien ministre des Transports Valery Ramonjavelo, avait provoqué l’indignation des observateurs, particulièrement ceux œuvrant dans le domaine de la défense des droits de l’homme. Cependant, pour cette affaire de perquisition à Ambohibao, il semble que le milieu judiciaire ait été avare en informations. Seule la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, s’est prononcée cette semaine en marge d’un évènement, en déclarant que plusieurs conditions doivent être réunies pour qu’une perquisition soit légale. Et elle de rappeler la nécessité de l’existence d’un mandat de perquisition en bonne et due forme, de la présence d’un huissier de justice et d’un officier de police judiciaire, entre autres. Fanirisoa Ernaivo avait aussi réitéré que la perquisition doit se faire à visage découvert et que le port de cagoule n’est pas autorisé. Une manière, pour la patronne de la Justice, de confirmer que la perquisition effectuée à Ambohibao Antehiroka par quelqu’un qui prétendait être un conseiller technique du PRRM était illégale.
Pour l’heure, on ignore si les suspects sont en prison ou en liberté. Des zones d’ombre entourent l’affaire de perquisition effectuée illégalement au domicile d’un ressortissant chinois. Les faits se sont déroulés le jeudi 9 juillet dernier à Ambohibao Antehiroka. Une vingtaine d’individus cagoulés et armés, dirigés par un jeune homme qui s’est présenté en tant que Conseiller spécial auprès de la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar, ont fouillé de fond en comble la maison et ont « saisi » une forte somme d’argent en ariary et en devises, ainsi que de nombreux objets de valeur. Pour l’heure, le parquet et les autorités judiciaires observent un silence inquiétant malgré les polémiques et les supputations autour de cette affaire. Dossiers sensibles. En effet, parmi les changements apportés par les autorités judiciaires et le département de la Justice depuis le début de ce régime de la Refondation figure la transparence dans la gestion des dossiers sensibles. C’était notamment le cas lors des affaires Rinah Rakotomanga, Marie Michelle Sahondrarimalala, le général Richard Ravalomanana, le dossier d’atteinte à la sûreté de l’État impliquant le colonel Patrick Rakotomamonjy et consorts, l’affaire Ambohimalaza, etc. À chacune de ces affaires, la procureure de la République près le tribunal de première instance, ou du moins son adjoint, ont convoqué la presse pour apporter des éléments d’éclaircissement au public, par souci de transparence. La publication de vidéos tournées en prison pour confirmer la présence de Rinah Rakotomanga et son conjoint, de Sahondrarimalala Marie Michelle, ou encore de l’ancien ministre des Transports Valery Ramonjavelo, avait provoqué l’indignation des observateurs, particulièrement ceux œuvrant dans le domaine de la défense des droits de l’homme. Cependant, pour cette affaire de perquisition à Ambohibao, il semble que le milieu judiciaire ait été avare en informations. Seule la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, s’est prononcée cette semaine en marge d’un évènement, en déclarant que plusieurs conditions doivent être réunies pour qu’une perquisition soit légale. Et elle de rappeler la nécessité de l’existence d’un mandat de perquisition en bonne et due forme, de la présence d’un huissier de justice et d’un officier de police judiciaire, entre autres. Fanirisoa Ernaivo avait aussi réitéré que la perquisition doit se faire à visage découvert et que le port de cagoule n’est pas autorisé. Une manière, pour la patronne de la Justice, de confirmer que la perquisition effectuée à Ambohibao Antehiroka par quelqu’un qui prétendait être un conseiller technique du PRRM était illégale. Prudence. Jusqu’à maintenant, aucun mot ni sur l’avancée de l’enquête ni sur les éventuels suspects. Beaucoup s’interrogent si cette prudence des autorités en matière d’informations serait liée au fait que l’individu qui avait dirigé cette opération de perquisition serait un proche du cercle présidentiel. Une photo montrant l’individu aux côtés du colonel Michaël Randrianirina circulait sur les réseaux sociaux cette semaine. Dans une affaire pareille, il est pourtant essentiel de rassurer l’opinion publique afin d’éviter les malentendus laissant croire à une tolérance face aux dérives, voire à une impunité. Ce silence assourdissant risque, en tout cas, de ternir l’image du régime et d’alimenter davantage les polémiques autour de cette affaire. Davis RPrudence. Jusqu’à maintenant, aucun mot ni sur l’avancée de l’enquête ni sur les éventuels suspects. Beaucoup s’interrogent si cette prudence des autorités en matière d’informations serait liée au fait que l’individu qui avait dirigé cette opération de perquisition serait un proche du cercle présidentiel. Une photo montrant l’individu aux côtés du colonel Michaël Randrianirina circulait sur les réseaux sociaux cette semaine. Dans une affaire pareille, il est pourtant essentiel de rassurer l’opinion publique afin d’éviter les malentendus laissant croire à une tolérance face aux dérives, voire à une impunité. Ce silence assourdissant risque, en tout cas, de ternir l’image du régime et d’alimenter davantage les polémiques autour de cette affaire.
Davis R




