
Rodolphe Razakandisa répond au ministre de l’Aménagement du Territoire et des Services fonciers.
Aucun lien. « Je ne suis pas le propriétaire de ce terrain… Je n’ai aucun lien, ni directement ni indirectement, avec cette affaire. Je démens formellement la diffusion d’informations erronées affirmant mon implication dans ce dossier », a déclaré Rodolphe Razakandisa, père de l’ancienne Première Dame Mialy Rajoelina. Il sort de son mutisme pour s’inscrire en faux contre les accusations portées à son endroit dans l’affaire de remblais illicites interceptés au By Pass.
Publication. La semaine dernière, le ministre de l’Aménagement du Territoire et des Services fonciers, Lylison René de Roland, avait annoncé publiquement que le nom du beau-père de l’ancien président Andry Rajoelina figure dans le certificat de situation juridique de ce terrain. Il serait parmi les héritiers de ce terrain situé en plein milieu du By Pass. L’info a tout de suite été relayée à tout va par les activistes pro-pouvoir. Mais la réponse ne s’est pas fait attendre. Le 17 juillet dernier, dans une publication, l’intéressé avait nié catégoriquement les accusations portées à son encontre, tout en expliquant qu’il s’agit d’une désinformation, car le remblayage ne relève pas de ses priorités du moment.
Dossier. « À 76 ans, ma principale préoccupation, c’est mon état de santé », lâche-t-il. Une mise au point qui suscite de nombreuses réactions dans le microcosme. La question qui se pose est de savoir laquelle des deux personnalités dit la vérité. On aura certainement les premiers éléments de réponse dans les jours, voire les heures, qui viennent, car lors de son intervention, le général Lylison René de Roland, ancien gouverneur de la région Sofia du temps du régime Rajoelina, avait affirmé que le dossier est désormais entre les mains des enquêteurs et que la confirmation sera donnée sous peu.
Précédent. Le ministre a-t-il été trompé ou mal informé par ses collaborateurs ? Alors que le dossier est encore au stade de l’enquête préliminaire, les responsables se précipitent déjà à livrer au public les présumés responsables. Du côté des observateurs, certains évoquent la suspicion d’une campagne de dénigrement visant à ternir l’image des proches des dirigeants de l’ancien régime. Il y a déjà eu un précédent avec l’affaire relative à la série d’enlèvements à Antananarivo, que les tenants du pouvoir ont vite fait d’assimiler à une manœuvre de déstabilisation politique téléguidée de l’extérieur, avant de se rétracter par la suite en avançant la piste de la cryptomonnaie.
Zones d’ombre. Jusqu’ici, aucune preuve n’a été rendue publique malgré les arrestations de quelques auteurs présumés des enlèvements. En tout cas, en ce qui concerne l’affaire de remblais illicites que le chef de l’État, le colonel Michaël Randrianirina, avait découverts au By Pass le 2 juillet dernier, il existe encore plusieurs zones d’ombre. Nul n’ignore qu’avec la fermeté affichée actuellement par le département de la Justice et par les autorités de la Refondation, personne n’oserait s’aventurer à faire des remblais en plein jour, au vu et au su de tout le monde, s’il ne possède aucune autorisation ou, tout au moins, une couverture en haut lieu.
Limogeage. L’existence d’une note de service prise au mois de juin par le directeur général de l’Autorité pour la Protection contre les Inondations de la Plaine d’Antananarivo (APIPA), interdisant à tous les agents de cet organe d’effectuer des descentes sur le terrain, fait aussi polémique. Selon cette note, les agents de l’APIPA ont interdiction de procéder au contrôle des remblais illicites, même dans leurs zones de compétence. Le limogeage, lors du dernier Conseil des ministres, du DG signataire de la note, serait-il lié à cette affaire ?
Davis R





Demontrez votre savoir gouverner Messieurs de la refondation, sinon vous allez passer pour les Pieds Nickelés de la République sous peu. Certains vont rigolâtrer parce qu’ils n’ont pas su faire mieux lorsqu’ils étaient au pouvoir ! Triste époque !!!