Christine Harijaona Razanamahasoa ouvre un nouveau chapitre de sa carrière. Nommée ambassadrice, représentante permanente de Madagascar auprès de l’UNESCO, à Paris, l’ancienne présidente de l’Assemblée nationale, sous le régime d’Andry Rajoelina, a exprimé sa gratitude au colonel Mickaël Randrianirina, chef de l’État, pour « la confiance » placée en sa personne. Dans un message de remerciement qu’elle a posté sur les réseaux sociaux, elle s’est dite « honorée » par cette désignation. La diplomate prendra prochainement ses fonctions au siège de la représentation permanente de Madagascar, situé au 40, rue du Général-Foy, dans le VIIIᵉ arrondissement de Paris. Cette nomination marque un tournant pour cette magistrate de premier grade, qui a fait son entrée en politique en 2009 aux côtés d’Andry Rajoelina. Depuis, Christine Razanamahasoa a occupé plusieurs postes de premier plan. Trois fois ministre, elle a surtout laissé son empreinte à la présidence de l’Assemblée nationale, fonction qu’elle a exercée de juillet 2019 à avril 2024. Son parcours a toutefois été jalonné de turbulences politiques. Refusant ce qu’elle considérait comme des pratiques d’injustice et d’exclusion, elle s’est progressivement éloignée du clan d’Andry Rajoelina. Cette posture lui a finalement coûté son fauteuil de présidente de l’Assemblée nationale, dont elle a été destituée dans un contexte de fortes tensions politiques. Sa désignation à l’UNESCO apparaît aujourd’hui comme un nouveau départ. Avec cette nomination, Christine Razanamahasoa entre également dans l’histoire de la diplomatie malgache. Elle devient la quatrième femme à représenter Madagascar en qualité d’ambassadrice, représentante permanente auprès de l’UNESCO, après Yvette Ranjeva, Irène Rabenoro et Yvette Sylla.
Rija R.





Les putschistes ont de belle carrière si on se fie à celle là.