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vendredi, septembre 11, 2026
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Retaxation du riz importé : Soutien à la production locale pour la souveraineté alimentaire

La retaxation du riz importé permettra de renforcer la compétitivité du riz local sur le marché national.

La retaxation du riz de luxe importé figure parmi les mesures économiques majeures prévues par la Loi de finances rectificative 2026 et s’inscrit dans le cadre du Plan de relance économique en gestation. Elle vise à mettre fin à l’inondation du marché par les produits importés.

À travers l’application d’un droit de douane de 20% et d’une TVA de 5%, le Gouvernement entend redonner davantage de place à la production nationale, soutenir les riziculteurs et réduire progressivement la dépendance de Madagascar aux importations. Cette disposition s’inscrit dans le cadre du Plan de relance économique. Elle ne vise pas à interrompre brutalement les importations, encore nécessaires pour compléter l’approvisionnement du marché, mais à corriger un déséquilibre devenu préoccupant. Les importations de riz fluctuent en effet autour de 800 000 tonnes par an. Pour le seul premier semestre 2026, Madagascar aurait déjà importé plus de 408 667 tonnes, dont près de 90% seraient constituées de riz de luxe. Dans le même temps, de nombreux producteurs locaux rencontrent des difficultés pour écouler leurs récoltes. L’arrivée massive de riz importé sur le marché exerce une forte pression sur les prix et réduit les débouchés des agriculteurs malgaches, alors que ceux-ci doivent faire face aux coûts des semences, des intrants, de la main-d’œuvre, du transport, ainsi qu’aux risques climatiques.

Politique économique

Pour les autorités, la retaxation constitue ainsi un instrument de soutien à la filière rizicole et non une simple mesure destinée à augmenter les recettes fiscales. L’objectif est d’améliorer la compétitivité du riz produit localement, reconnu pour sa qualité, tout en encourageant les investissements dans la production, le stockage, la transformation et la commercialisation. Cette mesure est accompagnée d’autres dispositions destinées à réduire les charges supportées par les agriculteurs. Les herbicides et les fongicides sont notamment détaxés, tandis que les fertilisants et les engins agricoles bénéficient déjà d’allègements fiscaux depuis plusieurs années. Les interventions publiques portent également sur la réhabilitation des barrages et des réseaux d’irrigation, la distribution de semences, l’accompagnement technique des producteurs et la construction de routes permettant de désenclaver les principaux bassins agricoles. Plusieurs projets devraient permettre des hausses de production dépassant 30% dans leurs zones d’intervention.

Vers une hausse de la production

Les résultats enregistrés montrent d’ailleurs une progression du potentiel national. La production de paddy est passée de 4 684 469 tonnes en 2025 à une estimation de 5 172 000 tonnes en 2026. La région Sofia, premier bassin rizicole du pays, produit à elle seule plus de 700 000 tonnes. Au-delà des statistiques, l’amélioration de la production transforme directement les conditions de vie des ménages ruraux. Dans certaines communes, les producteurs, autrefois dépendants des approvisionnements extérieurs, commencent désormais à vendre leur riz dans d’autres localités. Pour plusieurs familles, la hausse des récoltes permet aussi de mieux financer la scolarisation des enfants. À travers cette politique, le Gouvernement veut envoyer un signal fort : le riz malgache doit retrouver toute sa place sur le marché national. Soutenir la production locale, c’est préserver les devises, créer des emplois ruraux et renforcer la capacité du pays à nourrir durablement sa population.

Antsa R.

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3 Commentaires

  1. EXCELLENTE INITIATIVE!!!! TRES BIEN!!!!
    Je prose meme qu’on étende plus tard cette tarification à d’autres produits importés qui MENACENT directement les produits Malagasy, comme par exemple:
    l’huile, certaines boissons, et meme les serviettes hyegieniques qui desormais sont produites localement!!!!
    Le HIC avec trop d’importation, c’est que cela crée trop de déficit de la balance commerciale et peu entrainer une devaluation monetaire. Le gouvernement agit bien en mettant des droits à l’entrée

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