Du temps du Premier ministre Kolo Roger, on a vu des « dahalo niova fo » dans le Sud. Des repentis qui ont déposé publiquement leurs fusils, sagaies et « pilotra » devant les autorités et les forces de l’ordre.
Dirigeants « niova fo »
Les tenants actuels du pouvoir ont également leurs pénitents qui sont rattrapés aujourd’hui par des propos tenus quelques mois auparavant. Le proverbe « les paroles s’envolent, les écrits restent » ne vaut pas sur les réseaux sociaux où rien ne se perd, tout se conserve même avec le temps. Un membre de la Nomenklatura en place vient de l’apprendre à ses dépens en entendant une de ses précédentes déclarations, affoler la toile sur laquelle les facebookers rivalisent de commentaires. Sans se faire …prier ni se mettre forcément à genoux comme ce repentant qui est repris par le poids de ses propres mots, le choc de sa propre photo. Et ce, pour parodier le slogan d’un célèbre hebdomadaire français qui ne risque pas de le mettre en couverture ni même à l’intérieur du magazine. Loi de proximité oblige. En revanche, la proximité géographique et politique du « niova fo » avec le microcosme local explique le pourquoi du comment de ce buzz qu’on « like » ou qu’on « like » pas, mais qui ne laisse personne indifférent. Reste à savoir si en bon catholique, il a avoué son pêché à un prêtre pour en obtenir l’absolution. En tout cas, la rémission du pêché ne relève pas des internautes qui ont d’ailleurs pêché davantage en partageant mille fois ces propos qui ne sont pas très catholiques. C’est leur faute mais pas leur très grande faute. Pas plus que ne l’est celle du repentant et de tous les dirigeants « niova fo » qui ne sont pas sans savoir « qu’il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu ». Quand bien même pareil dogme ne serait pas forcément en concordance (au sens religieux du terme) avec le principe de la laïcité de l’Etat consacré par la Constitution qui une sorte de « bible » pour les politiques.
R.O


