
Un atelier axé sur le renforcement des compétences des parlementaires face à la riposte au VIH/Sida et le plaidoyer budgétaire en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs (SDSR) à Madagascar se tient à Anosy pendant deux jours. Le constat reste amer : la part du budget national allouée au secteur de la santé demeure particulièrement faible. Actuellement, on estime qu’environ 90 000 personnes vivent avec le VIH dans la Grande île, tandis que le taux de prévalence chez les femmes enceintes s’élève à 1,1%.
En tant que pouvoir législatif, il était indispensable de rappeler cette réalité épidémiologique aux élus. L’objectif est d’alimenter le plaidoyer et de consolider la capacité d’action ainsi que l’engagement des parlementaires dans leurs fonctions clés : la gouvernance, le contrôle de l’action gouvernementale, la réforme législative et la sensibilisation budgétaire. Une démarche cruciale pour optimiser la prise en charge des patients et garantir un financement pérenne de la SDSR à Madagascar. Bénéficiant du soutien de partenaires stratégiques tels que l’UNFPA et Marie Stopes International (MSI), cet atelier ambitionne un avenir sans discrimination, où chaque patient aura accès à des soins dignes et inclusifs.
Narindra Rakotobe


