
L’orphelinat Mamitiana offre un nouveau souffle aux enfants vulnérables qu’il accueille. Grâce au don d’un kubota par la Fondation Axian, le centre concrétise ses ambitions d’autosuffisance agricole tout en alimentant une vaste chaîne de solidarité régionale.
Au cœur de l’orphelinat Mamitiana, à Ambohimangakely, les rires et l’espoir ont définitivement remplacé les fêlures du passé. Arrivée alors qu’elle n’était âgée que d’une semaine en raison d’une coutume rejetant les jumeaux dans sa région d’origine, la jeune Esther, aujourd’hui en classe de 5e, y a trouvé un véritable foyer. Entre les tâches ménagères partagées et l’affection bienveillante des éducateurs, l’adolescente de 13 ans rêve désormais d’une carrière de danseuse et ambitionne de fonder un jour son propre centre pour secourir les enfants des rues. À ses côtés, Victorien, accueilli en 2019 faute de moyens parentaux pour financer ses études en province, s’épanouit pleinement et se projette déjà dans l’uniforme d’un futur gendarme. Pour offrir un avenir serein à ces jeunes protégés, l’autosuffisance alimentaire demeure la priorité absolue. Jusqu’à présent, ce centre tentait d’exploiter son vaste domaine de 20 hectares avec seulement cinq bêches et une charrue, ne réussissant à cultiver qu’un à deux hectares.
Accompagnement. Face aux besoins grandissants de la structure, qui consomme chaque mois six sacs de riz, la Fondation Axian a répondu à l’appel en faisant don, hier, d’un motoculteur de type « kubota ». Comme l’explique Hary Rakotoniaina, fondatrice de l’Orphelinat Mamitiana, cet équipement agricole moderne va transformer la production. Le domaine pourra désormais récolter du riz en abondance, ainsi que du manioc et du maïs pour les goûters quotidiens. D’après Jessica Razakamanantsoa, porte-parole de la Fondation Axian, ce partenariat vieux de trois ans s’inscrit dans un accompagnement global incluant santé et nutrition. Au-delà du soutien direct à l’orphelinat, les récoltes générées permettront d’alimenter une dizaine d’autres centres partenaires, créant ainsi une véritable chaîne de solidarité pour la jeunesse malgache.
Narindra Rakotobe


