Les employés de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), réunis au sein du Syndicat des employés de la CUA (SMKAR), prévoient de déclencher une grève générale à partir de la semaine prochaine. Cette décision fait suite à l’échec des discussions engagées avec les responsables de la municipalité au sujet de l’indemnité de logement de 200 000 ariary, réclamée par les agents.
Revendications
Réunis devant l’Hôtel de Ville d’Analakely, les dirigeants syndicaux ont indiqué que les réponses apportées par la direction de la CUA n’ont pas convaincu les employés. « Nos revendications restent inchangées tant qu’aucune réponse satisfaisante ne nous sera apportée. Nous déposerons le préavis de grève dans le délai légal de 48 heures avant d’engager une mobilisation générale », a déclaré Jean François Raharijaona, président du SMKAR. Les employés rappellent avoir déjà accordé un délai de 48 heures aux responsables de la CUA pour répondre à leurs revendications. En retour, il leur aurait été indiqué qu’une note du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation était attendue.
Élections communales
Selon les explications fournies aux représentants du personnel, le versement de cette indemnité nécessite une délibération du conseil municipal. Or, depuis la décision du Conseil d’État ayant annulé les résultats des élections communales à Antananarivo et entraîné la dissolution du conseil municipal, la capitale est administrée par une Délégation spéciale. Les employés estiment toutefois que cette situation ne devrait pas retarder l’application d’un décret déjà en vigueur. L’intervention d’un ancien conseiller municipal, venu évoquer une prochaine rencontre entre le président de la Délégation spéciale (PDS) et les employés, n’a pas suffi à apaiser les manifestants. Les tensions demeurent ainsi vives entre les deux parties.
Nadia R.


