

La 35e édition du Manala Azy Vita Bac, organisée par Arya Agency, a une nouvelle fois confirmé son statut de rituel incontournable. Malgré le report de la date et le choix inédit d’un spectacle en plein après-midi, le public a retrouvé ses repères immédiatement. Olombelo Ricky et son groupe ont offert quatre heures de communion musicale, dans une atmosphère où la fidélité des spectateurs s’est transformée en intensité renouvelée.
Ce public est particulier : composé de jeunes, d’enfants, de parents et même de grands-parents, il est avant tout un public conquis. Les habitués viennent pour revivre les mêmes chansons, les mêmes émotions, et cette ambiance unique qui fait l’âme du Manala Azy. Ricky le sait : il n’a pas besoin d’apporter de nouveauté, car c’est précisément cette continuité que les spectateurs recherchent.
Une symbiose intacte, des instants forts
Les titres emblématiques ont résonné comme à chaque édition, portés par une foule qui chantait à l’unisson. Mais quelques moments ont apporté une touche particulière, dont la prestation avec Edgar Ravahatra, invité à interpréter Mandravasarotra : un duo vibrant qui a marqué la scène.
Par ailleurs, l’hommage à Ramy Franck, avec son fils Johan Wilfried Rakotomanana reprenant Mivavaka ho anao ry neny, a également été un moment marquant, sans oublier la présence de Nary, représentant la génération Ny Railovy, qui a interprété Bibilava.
Ces instants ont rappelé que le Manala Azy est aussi un espace de mémoire et de transmission, où la musique devient héritage.
Une clôture vibrante
Le spectacle s’est achevé sur Kala Ngita, repris en chœur par un Antsahamanitra en liesse. Après quatre heures de show, le public en redemandait encore, preuve que le Manala Azy n’a pas besoin de se réinventer pour rester vivant. C’est précisément cette répétition assumée qui fait sa force : un rendez-vous validé, génération après génération.
Hanitra Andria


