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mercredi, septembre 23, 2026
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Ils ont fait le buzz… : La culture des rues tananariviennes.

Rien que sur cette image, sans doute prise depuis l’escalier à côté des « anciens combattants », il y a au moins quatre marqueurs culturels. (crédit photo : NowMada Tours)

Antananarivo, meurtrie ces derniers mois. Mais Tananarive qui vit, qui reste elle-même. Ville des Mille, ville des traditions séculaires actualisées. C’est ce qui fait son charme historique, d’ailleurs. Le mois d’août pointe avec ses mêmes rengaines sur « Facebook », parfois limites, « racisées ». Les circoncisions et les retournements des morts fêtés en fanfare et en danse le long des rues de la capitale, causant gêne et petites frustrations, reprennent. Rien de bien méchant, juste des familles des quartiers populaires heureuses et réunies. Il faut aussi savoir, pour la petite histoire, qu’aujourd’hui, en 2026, la coupe du prépuce, dans la stricte tradition, est encore pratiquée dans le quartier royal d’Andohalo. Les affrontements, « bagarre générale » pour interdire l’entrée du « ranomahery », traduira qui pourra, en sont le climax. Sur les réseaux sociaux, les langues acerbes se décomplexent. « Ils ne savent pas qu’ils causent des tumultes », s’insurge un internaute. Une autre se met à jouer les victimes. « Et si nous étions pressés, la rue n’est pas à eux ». De quoi sourire : il faut être un tananarivien depuis son arrière-arrière-grand-père pour comprendre que ces réjouissances populaires localisées font partie du paysage, même des marqueurs culturels de Tananarive. Faisant penser que ces communautés sont parmi les plus anciens des citadins. Il est possible que les grands-parents et parents de ceux ou celles qui ne supportent pas ces « fêtes » aient encore vécu à la campagne, alors que ces manifestations sur la chaussée, des « famorana » et « famadihana », étaient déjà festoyées. Sans être un historien aguerri, les quartiers comme Ankazomanga, Ambohimanarina et d’autres étaient des lieux de promenade de rois « Merina ». Il se dit qu’à sa jeunesse, Radama 1er y allait pour participer à des jeux comme le « marakely » ou le « diamanga ». Post-indépendance, tout digne habitant du quartier d’Ampefiloha se souvient des ambiances nocturnes familiales le long du canal d’Andriantany, de juillet à septembre. Les « chevaux de bois », les tourne-disques pétaradants, « H24 ». Avec l’incontournable « Regarega » du grand maître Tianjama. Un joli brouhaha qui envahit une partie de la cité dans les années 90 et 2000. Signal saisonnier aussi pour l’ancien hôtel de luxe Hilton d’organiser ses fêtes en plein air. Dès lors, une musique de DJs capable de réveiller un ours en hibernation. En guise d’animation extra-muros, les « pointes » autour du lac Anosy des « 206 T16 », les « Ford » survitaminées, suivies des parties de cache-cache avec la vaillante « Renault 12 Toros » de la police. À en devenir presque nostalgique. De cette sensation oubliée d’être « tananarivien ». 

Maminirina Rado

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