
Une nouvelle étape s’ouvre dans la coopération entre Madagascar et l’Égypte. Plus que des engagements, les deux pays s’orientent désormais vers un plan d’action concret sur cinq ans, avec un accent particulier sur l’identification des zones encore privées d’accès à l’eau potable.
La coopération entre Madagascar et l’Égypte franchit un cap décisif. Réunis au Centre national de recherche sur les ressources en eau en Égypte, les représentants des deux pays ont engagé des discussions opérationnelles pour traduire en actions le Memorandum of Understanding (MoU) signé entre les deux États. Au cœur des échanges se trouve l’élaboration d’un plan d’action conjoint sur cinq ans, destiné à structurer durablement les efforts en matière de gestion et d’accès à l’eau. Ce plan quinquennal prévoit notamment le renforcement des compétences techniques locales, le développement d’infrastructures hydrauliques et le partage d’expertises entre les deux nations. L’objectif consiste à passer d’une « coopération de principe à des réalisations concrètes, mesurables et suivies dans le temps ».
À faire
Parmi les priorités majeures figure la mise en place d’une cartographie précise des zones encore en difficulté d’accès à l’eau à Madagascar. Ce travail, piloté par les autorités malgaches, permettra d’identifier les territoires les plus vulnérables et de mieux orienter les investissements. De son côté, la partie égyptienne s’engage à fournir des propositions de projets ainsi que des programmes de formation adaptés aux besoins identifiés. Un mécanisme de suivi régulier accompagnera ce dispositif afin d’assurer l’efficacité des actions engagées. Pour la ministre de l’Eau, la Dr Minosoa Elia Anjaratiana Razafindrianiaina, cette démarche marque un tournant stratégique, celui d’une coopération désormais tournée vers l’impact direct sur les populations.
José Belalahy


