Les résolutions adoptées à l’issue des concertations nationales des jeunes devraient désormais alimenter les prochaines étapes du processus de dialogue national annoncé par les autorités.
Les revendications risquent de bousculer le débat. Les jeunes participants aux concertations nationales, organisées la semaine dernière au Centre de conférences internationales d’Ivato, ont placé la barre haut. Au terme de trois jours d’échanges et des consultations régionales tenues auparavant, ils réclament notamment la dissolution de l’actuelle Assemblée nationale au profit d’une Assemblée constituante. Cette résolution va faire réagir les députés qui ont défendu bec et ongles le maintien de la chambre basse après la chute du régime d’Andry Rajoelina. Pourtant, en octobre 2025, cette dissolution avait déjà été annoncée par les cinq militaires tombeurs de l’ancien président au moment de leur prise de pouvoir. Mais, très vite, ils ont renoncé à cette option. Aujourd’hui, la dissolution de la chambre basse est réclamée par les jeunes qui ont participé aux concertations nationales. Une revendication qui va droit à l’encontre de la décision de la Haute Cour constitutionnelle du 14 octobre 2025.
L’instauration de quotas régionaux dans les concours administratifs figure également dans les résolutions prises à l’issue des concertations nationales des jeunes. Un sujet vieux de plusieurs décennies qui revient en force en plein processus de « refondation ». En tout cas, ces deux propositions fortes s’ajoutent à une série de réformes institutionnelles, économiques et sociales destinées à alimenter le projet politique du régime en place. Les propositions s’inscrivent dans une réflexion plus large des jeunes sur l’architecture institutionnelle du pays. Deux modèles sont ainsi avancés. Le premier privilégie un État unitaire fortement décentralisé, doté d’un régime parlementaire « tricaméral ». Le second défend un État fédéral, garantissant une répartition équilibrée des pouvoirs entre l’État fédéral et les provinces fédérées. Les jeunes estiment que ce choix devra être tranché à l’issue d’un débat national conduisant à l’adoption d’une nouvelle Constitution.
Dissolution CENI
Autre revendication forte, les jeunes réclament également un dispositif d’accompagnement des jeunes diplômés afin de faciliter leur insertion professionnelle. Les résolutions portent aussi sur la réforme de la gouvernance électorale. Deux options sont proposées : la dissolution de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour créer une nouvelle autorité électorale indépendante, ou le transfert de l’organisation des élections au ministère chargé de l’Intérieur. Sur le plan institutionnel, les jeunes plaident également pour l’institutionnalisation des fokontany comme collectivités territoriales décentralisées dans la future Constitution, ainsi que pour la création d’un parlement des jeunes destiné à renforcer leur participation aux décisions publiques.
Les recommandations touchent également le domaine économique. Les participants aux concertations nationales des jeunes exhortent l’État à adopter un modèle « d’économie mixte interventionniste » afin de « lutter contre les monopoles, prévenir les situations de concurrence déloyale, contrôler les prix des produits de première nécessité et surveiller le taux de change ». Ils demandent aussi la « suppression du monopole dans le secteur énergétique » afin d’encourager la concurrence. Les jeunes réclament la création de centres de formation professionnelle dans chaque district, une réforme des programmes scolaires ainsi que l’intégration des enseignants FRAM dans la fonction publique, avec un salaire décent et une formation continue obligatoire. En matière d’entrepreneuriat, ils proposent une exonération fiscale totale pendant les cinq premières années d’activité des entreprises créées par les jeunes entrepreneurs, afin de favoriser l’initiative privée.
Rija R.



Qui sont-ils ces « jeunes ».?
Savent ils qu’ils ne le seront pas toute leur petite vie, comme tout humain sur la Terre
QU’ILS seront très vite des VIEUX
C’est sûrement pour ca qu’ils s’ agitent maintenant
Le temps passe
Les QUOTAS REGIONAUX sont des rengaines
arme.des faibles sachant d’avance leur médiocrité
qui ont TIRÉ LE PAYS EN ARRIÈRE,
Exemple en sport ( CLUB MADA en foot avec des REPRÉSENTANTS DE CHAQUE REION, car nous sommes tous des Malgaches….!? SANS RÉSULTATS PENDANT DES DÉCENNIES, !!!
Quota régional ???? le vieux réflexe de l’incompétent qui ne veut pas être jugé selon ses capacités. Donnez des chances égales à toutes les régions, après que le meilleur gagne, car à ce rythme on ne sera pas étonné de trouver un illettré à la tête d’une région. Jeunes au cerveau d’oisillon, retournez votre langue et surtout votre esprit plusieurs fois avant d’énoncer de telles absurdités !!! Il y vrai qu’au pays des DRABA, les SAGNAGNA dirigent !!!