
C’est un véritable coup de massue pour une famille déjà traumatisée. Alors qu’elle croyait trouver un soulagement auprès de l’institution judiciaire, après le calvaire enduré par sa fille de 14 ans, elle se retrouve confrontée à une décision d’une brutalité inouïe : la mise en liberté provisoire des deux présumés bourreaux.
Pour rappel, l’adolescente avait disparu pendant deux jours, la semaine dernière. Retrouvée dans un état critique dans un quartier mal famé de Tanambao 2, la jeune victime présentait des séquelles physiques et psychologiques effroyables. L’expertise médicale a formellement confirmé qu’elle a subi des agressions sexuelles, non pas d’un seul individu, mais de plusieurs. Traqués puis appréhendés par la police chargée de la protection des mineurs dans le Grand Port, deux jeunes suspects ont été arrêtés et faisaient initialement face à des accusations criminelles indiscutables : enlèvement, séquestration et viol sur mineure. Des suspects, d’ailleurs, formellement identifiés par la victime elle-même.
Pourtant, à l’issue de leur défèrement, mardi dernier, le parquet a requalifié ces crimes abominables en un simple « détournement de mineur » (article 356 du Code pénal), ouvrant la voie à leur remise en liberté. En coulisses, l’on soupçonne que le procès-verbal d’audition aurait été altéré pour alléger leurs charges. Mais comment un viol collectif constaté par un médecin, assorti d’un enlèvement et d’une séquestration, peut-il se transformer par enchantement en un banal détournement ?
La douleur et la colère de la famille sont plus que légitimes. En vertu de la loi n° 2024-001 renforçant la répression des crimes sexuels commis sur les enfants, le viol sur une mineure de 14 ans constitue un crime passible de travaux forcés à perpétuité et de castration. Combinés aux articles sur la séquestration et l’enlèvement (art. 354 et suivants), les accusés encourent la réclusion criminelle la plus sévère.
Réduire de tels actes barbares à un simple délit correctionnel bafoue non seulement la souffrance de la victime, mais piétine la loi. Et c’est précisément ce genre de pratiques douteuses qui érode la confiance de la population envers la justice, ouvrant la voie aux vindictes populaires. L’audience étant fixée au 24 août prochain, la justice saura-t-elle rectifier le tir ? Les yeux de toute la population de Toamasina restent rivés sur le tribunal.
m.L



Nous n’avons pas le contenu total du dossier ( procès verbal).
Méfions nous des jugements hâtifs sans connaître les tenants et les aboutissants !!!!
Si les concernés ont été mis en Liberté Provisoire, je pense que le juge n’avait pas assez d’éléments pour les envoyer en Détention Provisoire ?
N’imitons pas le grand DÉLIRE OCCIDENTAL á ce sujet où tout le monde dit N’importe quoi que plus personne ne comprend plus RIEN !!!!
LAISSONS FAIRE LA JUSTICE.
Il sera toujours temps de donner son opinion après avoir eu Connaissance des faits reprochés et Transmis par PROCÈS VERBALE le jour du jugement.
Méfions nous des RACCOURCIS et des JUGEMENTS à l’EMPORTE PIÈCE !!!!
La Justice n’est certe pas une PERFECTION, mais c’est la seule institution que nous avons de MIEUX en ce moment.
En ce qui me concerne : je pense que c’est Préférable au « fitsaranan fokonolon’na ?!!!
Ce n’est que mon humble avis !!!!