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vendredi, septembre 25, 2026
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Incendie criminel : Une fillette meurt brûlée vive suite à une dispute conjugale

La tragédie s’est produite dans la nuit de mercredi à jeudi dans un quartier de Bealanana. Une fillette de seulement quatre ans a perdu la vie dans des conditions atroces, piégée par les flammes d’un incendie domestique d’origine criminelle.

Vers 23h30, un violent incendie s’est déclaré dans l’habitation familiale. Selon les premiers éléments de l’enquête menée par la police, une violente dispute conjugale sur fond d’alcoolisme a précédé le drame. La tension, ayant dégénéré en violences physiques, la mère de famille s’est enfuie en catastrophe avec son nouveau-né et un enfant de six ans, pour échapper à la fureur de son conjoint. Malheureusement, la petite de quatre ans, plongée dans son sommeil, est restée coincée à l’intérieur. L’incendie, soupçonné d’avoir été allumé intentionnellement par le père juste après la fuite de la mère, s’est propagé à une vitesse fulgurante. Les voisins et les secours n’ont rien pu faire : le brasier a tout ravagé, réduisant en cendres les meubles, les effets du foyer et la vie de la fillette. Les forces de l’ordre ont ouvert une chasse à l’homme pour retrouver le père, un homme de 35 ans, désormais en fuite et principal suspect dans cet acte odieux.

Multiplication inquiétante

Depuis un certain temps, une réalité sombre et préoccupante frappe la Grande Île. En effet, de la capitale au fin fond d’un village reculé, l’on assiste à une multiplication inquiétante de feux ravageurs et meurtriers. Pas plus tard qu’hier, une case d’habitation a été réduite en cendres du côté d’Ankadindramamy, après un court-circuit survenu sur un poteau de la Jirama. Un sinistre qui, fort heureusement, n’a pas fait de victimes. Ce drame matériel vient s’ajouter à une série noire entamée plus tôt cette semaine dans la capitale et ses environs. Mardi dernier, à Antsahambilo (fokontany K1 d’Ivato), un terrible brasier avait déjà coûté la vie à deux personnes, tandis qu’à Ambodin’Isotry 67Ha, le pire était évité de justesse pour plusieurs enfants, sauvés in extremis d’une mort par asphyxie. La province n’est pas en reste : sur la côte Est, le grand marché de Bazar Kely, à Toamasina, a également été ravagé à 90% par un gigantesque incendie, laissant derrière lui un bilan tragique d’une victime et d’immenses pertes matérielles.

Qu’ils soient d’origine criminelle ou causés par des accidents ménagers et la vétusté des installations, ces sinistres se répètent à un rythme effréné. Face à la fragilité des habitations et au manque criant de moyens de secours dans de nombreuses localités, chaque départ de feu menace de virer au drame humain, accentuant l’angoisse d’une population déjà sous l’emprise de cette vague sanglante d’enlèvements, de meurtres et de rapts d’enfants.

m.L

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