
La plupart de ces partis ne disposent d’aucun élu et n’ont même plus tenu leur congrès national. Pour eux, ce processus politique constitue une aubaine pour obtenir un « seza ».
Les groupuscules renaissent de leurs cendres. Le processus de dialogue politique initié par le Président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, redonne espoir aux partis et aux acteurs politiques qui se sont éclipsés de l’échiquier politique depuis belle lurette. Après les anciens présidents Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina, la valse des politiciens se poursuit du côté d’Iavoloha et d’Ambohitsorohitra. Le Chef de l’État a rencontré, entre autres, Hajo Andrianainarivelo, président national du parti « Malagasy Miara-Miainga », et les membres du « Komity Miaro ny Tolona » (KMT), dirigés par Lanto Rakotomavo et Miary Rasolofoarijaona. Dernièrement, ce fut au tour du parti « Asa Vita Ifampitsarana » (AVI), dirigé par son président fondateur Norbert Lala Ratsirahonana, de rencontrer l’officier du CAPSAT. C’était certainement une occasion pour cet ancien Chef d’État, considéré comme le faiseur de roi à Madagascar, d’apporter son point de vue sur la situation actuelle. Le Grand manitou a-t-il proposé un schéma de sortie de crise ou bien refait-il surface pour rebattre les cartes ? C’est la question qui se pose. On aura certainement des éléments de réponse dans les jours qui viennent.
Anciens Volomboasary
En tout cas, aux yeux des observateurs, ce dialogue politique est favorable à la renaissance des petits partis et/ou particules qui n’ont plus participé à aucune élection et n’ont même plus tenu leur congrès national depuis plusieurs années, contrairement à ce que prévoit la loi régissant les partis politiques. La plupart de ces partis ne disposent d’aucun député ni d’aucun maire élu. Pour eux, ce processus politique constitue une aubaine pour obtenir un « seza ». Nul n’ignore que la plupart de ces politiciens qui gravitent autour du colonel Michaël Randrianirina s’attendent à ce que ce dialogue politique aboutisse à une nouvelle Transition impliquant une clé de répartition des sièges et la création de nouvelles institutions, comme ce fut le cas durant la crise de 2009 avec la mise en place du Congrès de la Transition (CT) et du Conseil supérieur de la Transition (CST). Car, en cas de maintien du chronogramme prévoyant la tenue de la présidentielle avant décembre 2027, tous ces acteurs politiques qui sont, pour la plupart, d’anciens « Volomboasary » ayant retourné leur veste, n’auront aucune chance d’accéder au pouvoir.
Davis R


