
Lancée hier à la Cité des Cultures Antaninarenina, la septième édition du Festival 321 mobilise une nouvelle génération de la danse contemporaine et les pionniers pour sept jours de spectacles, d’ateliers et de débats au cœur de la scène tananarivienne.
Le Festival 321, septième édition, a débuté hier pour sept jours d’activités en tout genre. Le thème de cette année est « Dihy sy tantara » ou Conte – histoire réelle », avance Ariry Andriamoratsiresy. Figure continentale de la danse contemporaine ou « danse de création », tient-il à préciser, et initiateur de cet évènement. À voir l’assistance lors de la conférence de presse, hier matin, à la Cité des Cultures à Antaninarenina, la nouvelle vague de cette discipline est déjà bien en place. Telle Mireille Andriamihaja : « La jeunesse a toujours bougé, mais ce sont les plateformes pour nous exprimer qui manquaient. De plus, la jeunesse d’aujourd’hui semble être plus éveillée », affirme cette chorégraphe. Il est vrai que ces dix dernières années, voire un peu plus, la danse contemporaine s’est quelque peu effacée du paysage artistique tananarivien. Cependant, les chorégraphes ne s’empêchaient pas de créer ou d’élargir leurs horizons. Et, pour revenir à cette génération montante de la danse contemporaine, il reste à savoir sa posture d’engagement, comme dans les autres disciplines. « Je crois que c’est un choix, à chacun de poursuivre selon ses motivations. L’engagement vient naturellement quand vous y mettez votre volonté dans la danse », explique Ange Ralaiherlinarivony, chorégraphe confirmée. La chorégraphie « SOS », du duo Tantely Rajaobelina et Mireille Andriamihaja, en serait la confirmation. « C’est une petite aventure : comme nous venons de lieux très différents, pourtant nous avons une vision commune », lance Tantely Rajaobelina. Cependant, le Festival 321 offrira plus de 30 spectacles, des workshops, des conférences et deux expositions artistiques : « Dihy soratra soradihy » et « Fa’Style ». Avec des invités internationaux : Gwen Rakotovao, venue de Suède, où elle prépare sa thèse sur les traditions malgaches, notamment la danse du sud ; Farid Abdoul El Fatah, venu des Comores ; et d’autres invités. La délégation mauricienne s’est désistée. Les workshops et les conférences seront bien animés. Plusieurs lieux abriteront aussi l’évènement : Tahala Rarihasina, Tranompokonolona Analakely, la bibliothèque municipale, la Cité des Cultures… Quelques perles, comme la conférence « Votre vie artistique et organisationnelle dans votre pays », un pays qui s’appelle Madagascar, parmi les plus pauvres au monde, le 14 août au Tahala Rarihasina à 9h. Le Festival 321 pose les bonnes questions, pour mieux préparer l’avenir.
Maminirina Rado




