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dimanche, octobre 4, 2026
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Filière café : Modernisation des plantations de caféiers via la biotechnologie végétale

Une délégation ministérielle a visité le laboratoire de biotechnologie végétale K-Agri à Ambatolampy Tsimahafotsy.

Madagascar envisage de relancer la filière café, qui faisait autrefois sa renommée internationale.

Dans les années 1990, la Grande Île figurait parmi les principaux exportateurs de ce produit de rente, occupant la 3ᵉ place en Afrique et le 18ᵉ rang au niveau mondial. Sa production annuelle oscillait alors autour de 80 000 tonnes. Aujourd’hui, en raison du fort déclin de la filière, elle ne dépasse plus 15 000 à 20 000 tonnes. Le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire entend donc moderniser les plantations de caféiers afin de lui redonner son éclat à l’international, en répondant tant à la demande locale, désormais comblée par les importations, qu’aux besoins du marché mondial.

Partenariat public-privé

Pour y parvenir, un partenariat a été conclu entre le ministère, à travers le Service officiel de contrôle des semences (SOCS) et le centre de recherche FOFIFA, et le groupe Robens, spécialisé dans la biotechnologie végétale et la production industrielle de vitroplants. Cette collaboration vise à moderniser la filière par le renouvellement des plantations. Grâce à la biotechnologie végétale, le projet fournira à grande échelle des jeunes plants vigoureux, indemnes de maladies, à haut rendement et adaptés aux conditions pédoclimatiques des zones de production. Dans le cadre de ce partenariat public-privé (PPP), le ministère prévoit de renouveler 100 000 hectares de caféiers en facilitant l’accès des exploitants à des semences plus performantes. « Le développement d’un système semencier national robuste repose sur la complémentarité entre les capacités de l’État et l’expertise du secteur privé. Le renforcement de ce partenariat doit contribuer à accroître la disponibilité de semences de qualité et adaptées aux différentes zones agroécologiques, au service de l’augmentation durable de la production agricole », a souligné le ministre de tutelle, Gaëtan Ramindo.

Meilleur accès aux semences

Par ailleurs, la disponibilité de ces intrants constitue un enjeu stratégique pour permettre aux producteurs d’améliorer leurs rendements, la qualité de leurs récoltes et la résilience de leurs exploitations face aux aléas climatiques. « Pour accompagner le changement d’échelle recherché dans la production agricole, l’enjeu porte également sur la capacité à produire et à distribuer ces semences en quantité suffisante, grâce à des technologies adaptées et à des chaînes de distribution efficaces », a-t-il poursuivi. Une délégation conduite par le ministre s’est ensuite rendue au laboratoire de biotechnologie végétale K-Agri du groupe Robens, situé à Ambatolampy Tsimahafotsy. Cette visite traduit la volonté du gouvernement de consolider le rôle du secteur privé comme partenaire stratégique du système semencier national. Elle s’inscrit dans la dynamique globale de relance des grandes filières agricoles du pays, notamment le café, le maïs, le riz et les cultures de contre-saison. « Ce renforcement partenarial doit permettre, à terme, d’offrir aux producteurs un meilleur accès à des semences performantes et adaptées. Il s’agit d’un levier essentiel pour stimuler la productivité agricole, renforcer les capacités nationales de production et favoriser le passage à une échelle supérieure », a-t-il conclu.

Navalona R

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