
La transition énergétique s’accélère à Madagascar. À Fort-Dauphin, 19 éoliennes sont désormais opérationnelles, formant, avec une centrale solaire, le premier complexe hybride solaire-éolien du pays.
Les vents de l’Anôsy produisent désormais de l’électricité. Mis en service en juillet 2026, le premier parc éolien de Madagascar compte 19 éoliennes et vient renforcer le dispositif énergétique développé par QIT Madagascar Minerals (QMM) en partenariat avec CrossBoundary Energy (CBE). Une infrastructure qui marque une avancée dans la diversification des sources d’énergie renouvelable dans la région. Le parc éolien affiche une capacité installée de 16 MW. Il vient compléter la centrale solaire de 14 MW, opérationnelle depuis 2024. L’ensemble constitue ainsi un complexe hybride d’une capacité de production combinée de 30 MW, auquel s’ajoute un système de stabilisation par batteries, ou BESS, pouvant atteindre 16 MWh. Cette combinaison entre solaire, éolien et stockage doit permettre de mieux exploiter la complémentarité des ressources renouvelables disponibles dans la région. Elle vise notamment à couvrir une part importante des besoins électriques des activités de QMM, tout en contribuant à l’alimentation de Fort-Dauphin à travers le réseau de la Jirama.
Impact régional
Au-delà de son utilisation dans le secteur minier, cette nouvelle capacité de production représente également un apport pour le développement économique de l’Anôsy. Une disponibilité accrue et une meilleure fiabilité de l’électricité peuvent favoriser l’essor des activités productives, des services, du tourisme, ainsi que des infrastructures de connectivité. Pour QMM, la mise en service du parc éolien s’inscrit également dans sa vision de « Mine Durable », qui vise à réduire davantage l’empreinte environnementale de ses activités, notamment par un recours accru aux énergies renouvelables. Avec ses 19 éoliennes désormais en fonctionnement, l’Anôsy devient ainsi le point de départ d’une nouvelle filière énergétique à Madagascar. Le projet illustre également le potentiel de complémentarité entre investissements industriels et renforcement des capacités énergétiques au bénéfice d’un territoire.
Antsa R.




