
Une superficie prévisionnelle de 8 000 ha, située à Ampamoizankova, dans le district de Tsiroanomandidy, région de Bongolava, sera aménagée pour mettre en place un agroparc.
Ce projet vise à moderniser le secteur agricole à travers le développement des activités agricoles et des chaînes de valeur, tout en stimulant les investissements et en générant des opportunités d’emplois décents. Les revenus des producteurs s’amélioreront grâce aux transferts de technologies dans le secteur, sans oublier la promotion de l’agro-industrialisation. Cette initiative est menée par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, qui travaille en étroite collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, dans le cadre de la mise en œuvre du programme Main dans la main.
Moteur de croissance
Plus concrètement, cet agroparc contribue à la transformation d’un pôle agricole régional en un véritable moteur de croissance durable. Entrant dans sa phase opérationnelle, les premières étapes du projet portent notamment sur la réalisation des études techniques, le renforcement de la coordination entre les différentes parties prenantes et la mobilisation des partenaires concernés. Ces actions doivent permettre de poser les bases nécessaires à une mise en place cohérente et à un fonctionnement efficace de l’Agroparc. La sécurisation foncière s’avère également prioritaire. C’est ce que l’on a appris lors de l’atelier de consultation consacré à la mise en place du Comité régional d’orientation et de suivi de l’Agroparc de Bongolava (CROSAB), tenu à Tsiroanomandidy. Les différents acteurs concernés par la mise en place de cet agroparc y ont participé activement.
Climat de confiance
Ce comité régional a pour mission principale de coordonner les actions, de définir les orientations stratégiques et d’assurer le suivi de la concrétisation de l’agroparc projeté. Pour garantir la réussite et la durabilité de ce projet, ces orientations stratégiques s’articulent autour de trois axes fondamentaux. Les réalités et les potentialités locales, ainsi que les besoins des différents acteurs impliqués dans son développement, doivent être prises en compte en premier lieu. La sécurisation foncière constitue ensuite une étape importante garantissant un climat de confiance pour attirer les investissements et protéger les intérêts locaux. La promotion et la valorisation des chaînes de valeur telles que le riz, le maïs et le soja, ainsi que les élevages faisant la spécificité de la région de Bongolava, sont également de mise. Les organisations de producteurs locaux bénéficieront, quant à elles, des transferts de technologies, d’un accès facilité aux intrants et au financement, outre la mécanisation agricole, contribuant à l’amélioration de leur production et, par la suite, de leurs revenus.
Navalona R.




