
La grande famille du tennis malgache vient de perdre l’un de ses piliers. Manga Rakotoniaina, président de la Ligue de Haute Matsiatra pendant plusieurs décennies et serviteur passionné de la discipline, s’en est allé. Sa disparition laisse un grand vide auprès de tous ceux qui l’ont connu, côtoyé et accompagné au fil des années. Parmi eux, Natacha Randriantefy, figure emblématique du tennis malgache, lui a rendu un hommage particulièrement émouvant. Elle se souvient de Manga depuis ses tout premiers pas sur un court de tennis, en 1985. Elle évoque un homme jovial, gentil, toujours de bonne humeur, dont le rire et la présence familière faisaient partie du paysage du tennis malgache. Elle n’oublie pas non plus ses fameux doubles avec son partenaire, Gilles, formant tous deux une paire redoutable.
À travers ses souvenirs, c’est toute une époque du tennis malgache qui ressurgit : celle des grands rendez-vous, du Double ASCA, des championnats par équipes, des déplacements des délégations régionales et des courts animés par les rivalités sportives, les retrouvailles et les éclats de rire. Manga appartenait pleinement à cette histoire. Pendant des décennies, il a donné de son temps, de son énergie et de sa passion pour faire vivre le tennis dans la Haute Matsiatra et contribuer à son rayonnement.
Au-delà du dirigeant sportif, Natacha Randriantefy pleure surtout un ami, l’un de ces visages qui traversent une vie et deviennent, au fil du temps, les gardiens de précieux souvenirs. Avec Manga disparaît ainsi une figure d’une époque importante du tennis malgache. Mais son passage laisse une empreinte durable : des souvenirs, des rencontres, des rires et surtout une vie consacrée au service du tennis. À ses enfants, à ses petits-enfants, à sa famille et à tous ses proches, vont les pensées les plus attristées de la grande famille du tennis malgache. « Merci, Manga. Merci pour tout ce que tu as donné à notre tennis », rend hommage Natacha Randriantefy. Manga a désormais quitté le court. Il a rangé définitivement sa raquette. Mais son nom et son souvenir resteront dans l’histoire.
Manjato Razafy




