
Abdallah Hassan Ayad, président du réseau AfriYAN DIANA, Tianjara, journaliste à la RNM-TVM de Diego-Suarez, Jessica Haingotiana, coordinatrice du programme Hetsika Val’Or, et le conseiller de l’association Nifin’Ankanga DIANA, Romaric Tsimodinandrasana, ont partagé leur expérience autour du thème « L’impact du bénévolat sur le parcours professionnel » à l’Amphi-Chocolat, samedi 15 août dernier.
Ces quatre figures de la cité du Pain de Sucre ont étalé, avec des arguments concrets, leurs itinéraires. Hassan Ayad, jeune entrepreneur prometteur dans l’art culinaire de sa localité, est avant tout un engagé. Pour lui, le développement commence par la capacité à s’entraider. Le deuxième intervenant est un journaliste qui a tant offert de son temps pour que ses concitoyens accèdent à l’information. Effectivement, il a son mot à dire sur le bénévolat… Jessica Haingotiana, jeune femme pleine de dévouement et de détermination, fait partie des références à Antsiranana. Elle connaît le terrain, elle comprend les jeunes de Diego. Ce n’est pas par hasard que l’association Tamagna, initiatrice de la rencontre « Samedi métier » avec l’Université d’Antsiranana, par le biais de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines, l’a choisie. Enfin, le conseiller de Nifin’Ankanga DIANA, une association qui commence à avoir de la notoriété auprès de la jeunesse locale.
Les étudiants ont tendu l’oreille et ont pris note. L’aspect du bénévolat a été décortiqué par les intervenants. Il ne s’agit pas de convaincre, c’est surtout une série de témoignages de cadets ayant pris la voie de l’abnégation malgré les difficultés. Finalement, la moitié de la salle semble conquise. Des hochements de tête, des yeux rivés vers un avenir meilleur se voient sur les visages de ces étudiants qui, auparavant, conjuguaient à l’infini le verbe être !
Entre les bancs de l’université et les réalités du terrain, le fossé reste souvent difficile à franchir. Alors, cette série de conférences vient créer ce pont. Elle permet aux universitaires de confronter les enseignements théoriques aux expériences de professionnels. Hormis le partage de connaissances, ces échanges peuvent susciter des vocations, renforcer les réseaux et donner une dimension à la formation, un savoir qui se nourrit de l’expérience. Les invités ont également insisté sur la conscience collective, dans l’optique de développer le sens de la responsabilité.
Iss Heridiny




