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dimanche, octobre 4, 2026
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Décès : Papa James, la légende, le patrimoine, le monstre sacré

Les dernières images de Papa James, toujours fan du « blues » et du rock. (crédit photo : PapaMamaJames)

« Marary ngôma », un tube éternel du patrimoine de la musique malgache. Papa James, l’icône des années 70, a définitivement déposé le micro. Et un autre pour la postérité : « Tiako ianao », où il chantait des paroles devenues cultes : « Sôran’azy e, kara anjely e/Mason’azy e, kara volamena an… Ny nonon’azy e, malemilemy e ». Sublimes et sexy. Tout simplement le marqueur d’une époque. Une époque où Tananarive avait l’une des boîtes de nuit les plus prisées de Madagascar, à Anosy : « Pap’s » pour les connaisseurs. Papa James y faisait danser la jeunesse branchée de la Ville des Mille. Il y a de quoi rappeler une époque de farniente, de pointes de bolides survitaminées et de bagarres de « clans » de quartier. C’était dans les années 80, voire plus tôt.

Son décès est une tragédie rocambolesque. Installé en Afrique du Sud avec sa femme et ses enfants, le monstre sacré de la musique malgache y tenait un commerce. Quand les violences xénophobes ont éclaté, son restaurant en a payé les frais. À partir de ce moment, sa santé a décliné, ce qui a conduit à son décès. Mourir loin de ses terres est inconcevable pour un Malgache de la trempe de Papa James. Le programme familial lié à ce décès sera communiqué ultérieurement.

Maminirina Rado

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