À Evato, dans le district de Farafangana, les représentants des huit « Foko » membres de l’association Tohitroky ont réaffirmé leur volonté de renforcer les liens entre communautés. Une démarche à laquelle le chef de l’État, le colonel Michaël Randrianirina, est venu apporter son soutien, hier, vendredi 21 août. Zafisoro, Antesaka, Zaramanampy, Atevato, Betsileo, Rabakara, Savoay et Zarafagnilia. Huit communautés, huit histoires, mais une même ambition affichée : préserver l’unité. Le mot d’ordre choisi pour cette rencontre résume à lui seul l’esprit de la démarche : « Soa ty Filongoa », autrement dit la valeur du voisinage et de la bonne entente. L’association Tohitroky entend ainsi faire du rapprochement entre ces différentes communautés un levier de consolidation du « fihavanana » dans le Sud-Est.
Devant les représentants des huit « Foko », Michaël Randrianirina a insisté sur les « dangers de la division ». « La division nous affaiblit. Nous ne savons plus vivre en harmonie, nous ne savons plus nous aimer, nous ne savons plus nous faire confiance », a-t-il, en substance, martelé. Pour le chef de la « Refondation », la reconstruction du pays ne peut donc pas reposer uniquement sur des réformes institutionnelles ou politiques. Elle doit également passer par la restauration du lien social. Le « fihavanana » devient ainsi un enjeu politique autant que social.
Dans un pays marqué par les crises politiques successives, les fractures sociales et les rivalités, l’appel à l’unité cherche à installer un autre terrain de dialogue. Michaël Randrianirina a salué l’initiative des huit « Foko » et leur volonté de marcher ensemble. Pour lui, cette démarche constitue un exemple à suivre. Et à Evato, on laisse entendre qu’avant les batailles politiques, il faut retisser les liens. Les habitants ont également rappelé le cas de deux anciens parlementaires qui s’étaient récemment rendus à Ambovombe-Androy, signe que les préoccupations politiques nationales continuent de résonner jusque dans les communautés locales.
Rija R.




