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dimanche, octobre 18, 2026
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Dette extérieure : Un besoin de financement brut de 30 759 milliards d’ariary jusqu’en 2028

Les emprunts extérieurs concessionnels servent à financer les projets de développement comme les infrastructures routières.

Avec un besoin de financement brut totalisant 30 759 milliards d’ariary pour la période 2026-2028, les autorités financières du pays entendent jouer la carte de la prudence pour préserver le pays des effets néfastes des risques de change et de la remontée des taux d’intérêt.

La priorité restera accordée aux emprunts concessionnels, tandis que le recours aux financements semi-concessionnels et commerciaux sera limité et réservé aux projets jugés suffisamment rentables et structurants.

Recours modéré

La prudence semble, en effet, être le maître-mot de la Stratégie de la dette à moyen terme (SDMT) 2026-2028. Parmi les quatre scénarios possibles, les autorités financières ont opté pour celui qui consiste en un recours modéré aux emprunts semi-concessionnels à taux fixes et commerciaux. Un choix qui n’est pas le fruit d’une simple préférence pour un type de financement, mais qui résulte d’une analyse des risques auxquels pourrait être confronté le portefeuille de la dette publique malgache au cours des prochaines années. En adoptant cette stratégie, les autorités veulent éviter au portefeuille de la dette malgache les effets néfastes d’une vulnérabilité face au choc de change. En effet, une dépréciation importante de l’ariary par rapport aux monnaies dans lesquelles sont libellés les emprunts extérieurs entraîne une augmentation de leur coût lorsqu’ils sont convertis en monnaie nationale. La SDMT souligne, d’ailleurs, que cette vulnérabilité devient plus importante lorsque le recours aux emprunts semi-concessionnels et commerciaux augmente.

Privilégiés

En somme, le choix de la prudence prend un sens particulier dans un environnement où l’ariary peut subir des pressions et où les conditions financières internationales sont susceptibles d’évoluer rapidement. Une augmentation trop importante de la dette contractée à des conditions moins concessionnelles pourrait accroître les risques pesant sur les finances publiques. Cette politique de prudence dans la gestion de la dette ne signifie, pour autant, pas que Madagascar renonce à rechercher de nouvelles sources de financement. À lire la SDMT, les emprunts extérieurs concessionnels continueront d’être privilégiés. « Ce n’est qu’en l’absence de financements concessionnels suffisants pour réaliser des projets prioritaires que l’Etat pourra recourir aux emprunts semi-concessionnels à taux fixe ou aux emprunts commerciaux », et même dans ce cas, le recours devra rester modéré, avec une préférence pour les financements à taux fixe. Cette dernière orientation permet notamment de limiter l’exposition du portefeuille à une hausse future des taux d’intérêt. Bref, pour la SDMT, les financements concessionnels demeurent la première option ; les financements plus coûteux ne constituent qu’un recours complémentaire et doivent être utilisés avec modération.

R.Edmond.

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