
Après avoir sillonné la pointe Nord de Madagascar il y a quelques mois, les Riders 640 reprennent la route. Cette fois, cap sur l’île aux parfums. « Lavalava DIANA », le nom donné à cette nouvelle aventure, s’avère coloré. Cinq jours de randonnée à moto pour traverser les cinq districts du septentrion, de Diego-Suarez à Nosy Be, en passant par Ambilobe et Ambanja.
Pour Riders 640, la route n’est guère une simple ligne tracée entre deux destinations. Elle devient un prétexte à la découverte et à la connaissance des territoires. « Il s’agit d’une randonnée de cinq jours qui emmènera les participants de Diego-Suarez jusqu’à Nosy Be, en passant notamment par Ambilobe et Ambanja, à la découverte des paysages, des territoires et des acteurs locaux du Nord de Madagascar. Une randonnée n’est jamais une balade », explique Sidihely Liamine, président de l’association. Les mains au guidon portent ainsi une ambition : promouvoir la région DIANA sous une autre forme.

La passion prend la route !
Riders 640 n’en est pas à sa première expérience. Au fil du temps, le mouvement a multiplié les circuits et les rendez-vous, en l’occurrence Tsaka Tsaka Rano, Somajia ou encore Lavalava Baomby. Des noms qui traduisent une même volonté d’aller voir ce qui se trouve au bout de la route. Certains de ces endroits restent pourtant peu fréquentés par les habitants eux-mêmes. Sites naturels, paysages remarquables, lieux chargés d’histoire sont parfois davantage connus des visiteurs étrangers que de la population locale.

La moto devient alors un moyen de rapprocher les uns des autres
« C’est une aventure, mais surtout une vision », insiste le président de R640. Une vision qui cherche à changer le regard porté sur la moto. Loin de l’image d’un engin de déplacement ou d’un loisir réservé à quelques passionnés, elle peut devenir un outil de découverte. En outre, l’équipe est composée de jeunes actifs dans différents secteurs de la société, réunis autour d’une même passion et d’une même envie.

Cinq jours, cinq territoires, une route
Diego-Suarez, Ambilobe, Ambanja, Nosy Be. Entre ces différentes étapes, l’itinéraire traversera des réalités qui ne se ressemblent pas toujours. Le voyage aura son lot d’exploration. La randonnée entend ainsi proposer une autre manière de voyager dans le Nord. Le tourisme existe sur les pistes, les routes secondaires. Lavalava DIANA veut donner un sens au trajet.

L’idée du moto-tourisme
Pour Sidihely Liamine, le moto-tourisme peut trouver sa place dans le paysage touristique malgache. « Nous voulons changer la perception que l’on peut avoir de la moto. Elle peut être un moyen de découvrir, de connecter les territoires, de créer des opportunités et de participer au développement local. » Cette conception s’est forgée sur le terrain. Les différentes sorties ont permis à l’équipe de mesurer les possibilités ainsi que les difficultés d’un tel projet. En effet, les expériences accumulées ont contribué à structurer le mouvement et à préciser son orientation. Madagascar n’a rien à envier aux autres destinations. Ses ressources naturelles sont considérables. Ses habitants portent des cultures particulières et une hospitalité qui reste souvent l’un des souvenirs les plus forts laissés aux voyageurs. Encore faut-il que les Malgaches eux-mêmes prennent le temps de regarder ce patrimoine à portée de route.

Une histoire qui cherche à durer
À la tête de Riders 640, Sidihely Liamine arrive au terme de son mandat cette année. Il veut laisser une organisation capable de poursuivre son chemin, avec une équipe. Lavalava DIANA représente une nouvelle étape dans la construction d’un mouvement qui cherche à prendre sa place dans le tourisme du Nord. La moto est le point de départ. La route ouvre le chemin. Les territoires donnent un sens au voyage. Pendant cinq jours, Riders 640 veut donc faire plus que rouler. Ils souhaitent écrire un nouvel épisode, en laissant leur empreinte sur les routes du Nord.
Iss Heridiny





