
Ancienne internationale et ex-présidente de la Fédération malgache de volley-ball, Clarisse Bakoly Harisoa Randrianilana fête ses 50 ans de carrière. Médaillée d’or aux Jeux des Îles, aux Jeux Panafricains et aux Jeux Africains, elle organise un tournoi de retrouvailles les 5 et 6 septembre au gymnase d’Ankatso. Entre souvenirs glorieux et regard lucide sur les défis du volley-ball malgache, son parcours force le respect et inspire les générations futures.
Cinquante ans de passion, de sueur et de victoires
Clarisse Bakoly Harisoa Randrianilana, figure incontournable du volley-ball malgache, célèbre cette année un demi-siècle consacré à son sport de prédilection. Ancienne internationale, médaillée d’or aux Jeux des Îles 1982, aux Jeux Panafricains 1983 et aux Jeux Africains 1985, elle a marqué de son empreinte l’histoire du ballon volant dans la Grande Île. Son parcours débute en 1975, à l’âge de 14 ans, au club AFA Ambohimanoro, avant de porter successivement les couleurs de l’AJEM Mahajanga, de l’ASCLA Antsirabe, de l’AS Aro, de l’AS BNI et de l’ASSUM Antananarivo. Ses performances lui valent une place de choix au sein de la sélection nationale, où elle brille par son talent et son abnégation. Plus tard, elle rejoint le Club des Mamans, preuve de sa fidélité à la discipline. De 2005 à 2015, elle prend les rênes de la Fédération malgache de volley-ball, période durant laquelle elle multiplie les initiatives pour structurer et promouvoir ce sport. Ses déplacements à l’étranger – congrès en Suisse, à Dubaï, en Égypte, aux États-Unis ou encore à Nairobi – témoignent de son engagement à inscrire Madagascar dans le concert des nations sportives.
Aujourd’hui, même si elle a quitté les fonctions dirigeantes, Clarisse Randrianilana reste active. Fondatrice en 2024 de l’école KOLO Volley, elle continue de transmettre son savoir aux jeunes générations. Elle insiste sur les défis à relever : « Les volleyeurs demandent de la taille, car dans les compétitions internationales, cette exigence physique est incontournable pour espérer rivaliser. Mais la taille seule ne suffit pas : il faut des formations régulières, un encadrement solide et une discipline de fer. Chaque joueur doit aussi se donner les moyens de progresser par ses propres recherches et par une volonté constante d’apprendre ».

Elle souligne également l’importance du mental : « Dans les moments forts, lorsque les scores sont serrés, la présence de psychologues sportifs est essentielle pour maintenir un moral d’acier. Sans cela, les joueurs se relâchent et perdent leur concentration ». Concernant le niveau actuel, elle se veut lucide : « Les filles montrent un niveau encourageant, elles progressent et affichent une belle combativité. Les garçons, eux, ont besoin d’un accompagnement plus soutenu pour franchir un palier ». Pour marquer ses 50 ans de carrière, elle organise un tournoi de retrouvailles les 5 et 6 septembre au gymnase d’Ankatso, sous le haut patronage du colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, et parrainé par le haut conseiller de la Refondation, le colonel Thierry Rampanarivo. GNVB, Cosfa, ASI, Squad, AS Port Toamasina et les Anciennes de l’AS Star seront de la partie, aux côtés des U14 filles du CRJS Toamasina, GNVB et S2CTR. Clarisse Bakoly Harisoa Randrianilana, c’est l’histoire d’une femme qui a porté haut les couleurs de Madagascar, sur les terrains comme dans les instances. Un demi-siècle de dévouement, qui force le respect et inspire les générations futures.
Heriniaina Samson




