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samedi, août 29, 2026
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ZLECAf : Principaux blocages à l’intégration africaine, identifiés à l’intérieur des pays

La Banque mondiale évoque des freins à l’intégration africaine, émanant des pays eux-mêmes.

Près de 60% des coûts commerciaux sur le continent africain trouvent leur origine à l’intérieur même des pays. Une libéralisation plus poussée des services pourrait, en parallèle, accroître de 60 à 64% les échanges de services dans la ZLECAf d’ici 2035.

Passer des accords à leur mise en œuvre effective. C’est le principal message du rapport Integrating Africa: From Threads to Hubs, présenté hier conjointement par la Commission de l’Union africaine, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique et le Groupe de la Banque mondiale. L’Afrique dispose désormais de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), mais le véritable défi est de la transformer en un marché qui fonctionne. L’étude, copubliée par la Banque mondiale et l’Agence française de développement, propose de transformer les multiples connexions existantes en véritables pôles régionaux de production. Le potentiel est considérable. Le commerce intra-africain ne représente encore que 15 à 17% des exportations, mais il se distingue par une structure beaucoup plus industrialisée. Plus de 60 % de ces flux sont constitués de produits manufacturés, alors que plus de la moitié des exportations africaines vers le reste du monde demeure composée de produits primaires. Cette différence place l’intégration régionale au cœur des enjeux d’industrialisation et de création d’emplois.

Facteurs nationaux

Mais les frontières ne constituent pas l’unique obstacle. Environ 60% des coûts commerciaux sont liés à des facteurs nationaux : lenteurs douanières, faiblesse des transports et de la logistique, réglementations peu harmonisées, multiplication des contrôles, ou encore insuffisance de la numérisation. Les coûts du commerce intra-africain seraient ainsi 1,5 à deux fois supérieurs à la moyenne mondiale pour des pays de niveaux de revenus comparables. Une bonne partie des solutions se trouve donc entre les mains des gouvernements eux-mêmes. Guichets uniques électroniques, inspections fondées sur les risques, simplification des règles d’origine, ouverture des marchés du transport et des services financiers figurent parmi les leviers proposés. Le rapport articule cette transformation autour de quatre axes : développement des chaînes de valeur régionales, réduction des frictions commerciales, approfondissement et application des accords, et fourniture d’infrastructures régionales communes, notamment dans les transports, l’énergie et le numérique. Pour Ndiamé Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique orientale et australe, « L’Afrique a un accord de libre-échange continental. L’accent est maintenant mis sur sa mise en œuvre », a-t-il souligné.

Antsa R

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1 COMMENTAIRE

  1. On m’a « proposé » le transport d’un conteneur de Toamasina à Fiananrantsoa à 4000 € (le double de la fret maritime pour arriver au pays). Est ce que vous le trouvez raisonable?

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