
Les travaux d’installation du pont Bailey à Berivotra, sur la route nationale n° 4, bloqueront la circulation pendant 36 heures, les 1er et 2 septembre. Ce report suscite une vive exaspération chez les usagers et les transporteurs, dont les plannings de voyage se retrouvent totalement bouleversés.
Prévue initialement du samedi 30 août à 7 heures au dimanche 31 août à 19 heures, la coupure totale de la circulation au niveau du pont de Berivotra (PK 520+010) a finalement été reportée au mardi 1er et mercredi 2 septembre 2026. Selon le communiqué du ministère des Travaux publics, ce changement d’agenda est motivé par des « raisons d’organisation particulière » pour le montage provisoire de la structure métallique « Bailey ». Ce chantier, situé dans la commune d’Antanambao Andranolava, district de Marovoay, reste crucial pour la réhabilitation de cet axe stratégique reliant la capitale à la cité des Fleurs. Ce pont constitue un passage obligatoire, sans aucune alternative routière, pour relier Tana et Mahajanga.
Colères
Ce report d’urgence suscite une vive colère chez les usagers de la route nationale n° 4, pris au dépourvu par ce changement organisationnel. Vacanciers en pleine période de grande affluence et missionnaires professionnels ont dû revoir leurs programmes, annulant ou décalant, à leurs frais, réservations d’hôtels et billets de taxi-brousse. « Nous avions calé nos congés au millimètre près pour éviter la coupure initiale du week-end. Ce report à la dernière minute gâche totalement nos réservations à Mahajanga », déplore Nirina, un père de famille désemparé au stationnement de Maki. Même son de cloche pour Herizo, consultant en mission : « Mes rendez-vous professionnels prévus mardi sont annulés. Ces reports imprévus engendrent des pertes financières directes que personne ne nous remboursera. » Face au désagrément causé par le verrouillage complet de cet axe majeur entre le 1er septembre à 7 heures et le 2 septembre à 19 heures, le ministère des Travaux publics a tenu à présenter ses excuses aux transporteurs et aux voyageurs pour la gêne occasionnée.
Narindra Rakotobe




