
La participation de Madagascar à la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (COP17) porte ses fruits. Le pays va bénéficier d’une allocation de 27,17 millions de dollars dans le cadre du neuvième cycle de financement du Fonds pour l’environnement mondial (FEM9). Cette enveloppe devrait contribuer à accélérer les investissements consacrés à la lutte contre la désertification, à la restauration des écosystèmes et au renforcement de la résilience des communautés face à la sécheresse.
Réalité
L’enjeu est particulièrement important pour Madagascar, où 18,74 millions d’hectares de terres étaient considérés comme dégradés en 2019, soit près de 32 % du territoire. La même année, plus de 15,8 millions de personnes étaient exposées à la sécheresse, selon les données de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification.
Engagement
Lors de la conférence, Madagascar a réaffirmé ses priorités autour de la gestion durable des terres, de la résilience climatique et de la sécurité alimentaire. La délégation malgache a également plaidé pour des mécanismes de financement innovants, ainsi que pour des financements internationaux plus transparents, accessibles et prévisibles. Ces revendications prennent une importance particulière alors que la COP17, organisée du 17 au 28 août à Oulan-Bator, avait pour thème « Restaurer les terres. Restaurer l’espoir » et visait notamment à renforcer les investissements dans la restauration des terres et la résilience à la sécheresse. Pour Madagascar, les discussions concernent directement l’agriculture, les ressources en eau, les moyens de subsistance ruraux et la préservation des écosystèmes.
Partie prenante
La dégradation des sols peut en effet réduire la productivité agricole et accentuer la vulnérabilité des populations face aux épisodes de sécheresse et aux dérèglements climatiques. Le pays souhaite, par ailleurs, renforcer la mobilisation du secteur privé, le transfert de technologies et les capacités nationales afin de mieux répondre aux effets de la dégradation des terres et des épisodes de sécheresse.
La suite
La COP17 constitue ainsi une opportunité de mieux articuler la lutte contre la désertification, la sécurité alimentaire, l’adaptation climatique et le développement rural. Pour le pays, l’enjeu sera désormais de traduire ces engagements et ces financements en actions concrètes sur le terrain, notamment à travers des projets de restauration des sols, de gestion durable de l’eau et d’appui aux communautés vulnérables.
José Belalahy




