
Neuf juges-arbitres venus de quatre ligues régionales se sont réunis cette semaine à l’ANS Ampefiloha pour un stage de recyclage national. Entre théorie et pratique, cette formation vise à renforcer un corps arbitral encore trop limité face aux exigences croissantes des compétitions.
Le corps arbitral du kick-boxing malgache poursuit son effort de professionnalisation. Depuis lundi, neuf juges-arbitres issus des ligues d’Analamanga, Toamasina, Morondava et Antsirabe participent à une formation nationale organisée à l’ANS Ampefiloha. Ce stage, qui s’étend jusqu’à vendredi, comprend des cours théoriques et pratiques, sanctionnés par un examen final. Les participants recevront un certificat avec mention, gage de leur compétence à officier sur les rings. Selon Mahery Randriamiarisoa, président du corps national des juges-arbitres, il s’agit de la cinquième session depuis l’introduction officielle de la discipline à Madagascar. « Notre objectif est de préparer la relève. Le kick-boxing évolue à chaque championnat du monde et nous devons suivre ce rythme. Actuellement, nous ne comptons que 32 juges-arbitres nationaux répartis dans 14 ligues, ce qui reste insuffisant pour couvrir toutes les compétitions simultanées. À Antananarivo, nous sommes 13 disponibles, mais lorsqu’un championnat atteint 140 combats en une seule journée, la fatigue peut entraîner quelques erreurs. Nous sommes des humains avant tout », explique-t-il. Les critères pour devenir juge-arbitre sont stricts : casier judiciaire vierge, appartenance à un club, pratique régulière, ceinture marron, niveau terminal, maîtrise du français et, idéalement, de l’anglais. La fédération parraine l’événement, tandis que le corps arbitral en assure la mise en œuvre.
Jean Alfred Rakotomalala, 76 ans, directeur de formation et doyen des juges-arbitres, apporte son témoignage. « J’ai intégré le kick-boxing en 1993. Le corps arbitral a beaucoup évolué. Les critiques du public sont fréquentes, surtout quand leur favori perd. Mais il faut rappeler que l’arbitre ne juge pas un spectacle : il applique la loi sportive. Ceux qui n’ont pas suivi de formation voient le combat comme un divertissement. Or, notre rôle est de garantir l’équité, même si cela déplaît aux spectateurs », souligne-t-il. Avec cette nouvelle promotion, la Fédération malgache de kick-boxing espère renforcer la crédibilité de ses compétitions et préparer un corps arbitral capable de répondre aux exigences internationales.
Heriniaina Samson





