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mercredi, septembre 2, 2026
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État civil : Boeny clôture le cycle de formation 2026

Photo de groupe lors du coup d’envoi de la formation à Mahajanga, hier

À Mahajanga, la dernière session de formation sur l’état civil a réuni les communes de la région Boeny. L’objectif est de garantir à chaque citoyen une existence légale et de renforcer l’accès aux droits fondamentaux.

La formation, organisée du 1er au 3 septembre 2026 à Mahajanga, marque la clôture du programme national de renforcement des compétences des acteurs locaux de l’état civil pour l’année. Portée par le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, via l’Institut national de la décentralisation et du développement local (INDDL), et soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), l’initiative s’inscrit dans une dynamique visant à rapprocher l’administration des citoyens et à moderniser les services de proximité. Au total, les officiers et secrétaires d’état civil de 35 communes des districts de Mahajanga I et II, d’Ambato Boeny et de Marovoay ont pris part à l’atelier. Leur mobilisation illustre l’importance des collectivités territoriales dans l’enregistrement des faits d’état civil et la consolidation de l’identité juridique des citoyens. Lors de l’ouverture, Nasolo Adakalo, chef de région Boeny, a rappelé que l’état civil constitue la base des politiques publiques et un levier essentiel du développement. Les thèmes abordés hier ont porté sur la connaissance des lois, la maîtrise des procédures administratives, la valeur des documents officiels et la sécurisation des archives.

Modernisation. Si la formation vise à améliorer la qualité du travail dans les services de l’état civil, le manque d’équipements reste un obstacle majeur. Mohamad Ilyas, maire d’Andranofasika et président des maires de Boeny, a déploré l’usage persistant des machines à écrire et insisté sur la nécessité de numériser les archives pour préserver les données. Cette session s’inscrit dans la continuité des formations menées dans les régions Alaotra Mangoro, DIANA, Ihorombe et Fitovinany. Partout, le même objectif : faire de l’état civil un instrument d’inclusion et de protection des droits fondamentaux. La clôture à Boeny ne marque pas une fin, mais une étape dans un engagement national qui se poursuit. Car donner une existence légale à chaque citoyen, c’est lui permettre de participer pleinement à la vie de la communauté.

Narindra Rakotobe

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