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jeudi, septembre 3, 2026
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Présidentielle 2027 : Vers la démission du PRRM en cas de candidature

L’éventuelle candidature du Colonel Michaël Randrianirina risque de créer un imbroglio constitutionnel.

Coup d’envoi hier au Palais d’Iavoloha du « Dinika fakan-kevitra hanomanana ny fifidianana » initié par le Président de la Refondation de la République de Madagascar (PRRM).

Observateurs

On ne sait trop s’il s’agit d’une consultation qui est une sorte de demande d’avis sur un projet prédéfini. Dans tous les cas, ce n’est pas une médiation en ce qu’elle ne fait pas intervenir un tiers en vue de la recherche d’un accord même si le Système des Nations Unies, l’Union Africaine et la SADC ont été invités à titre d’observateurs. Sans avoir leurs « maux » à dire car ils ne sont pas des facilitateurs comme il est d’usage dans une sortie de crise politique. A la limite, le processus lancé hier pourrait s’apparenter à un dialogue entre toutes les parties prenantes aux élections quoique les premières entités invitées, hier, par le PRRM n’aient pas une grande expérience électorale. A l’exception peut-être du groupe Firaisankina qui est réduit à une TIMide présence sur l’échiquier politique après la décision du fondateur du parti « Tiako I Madagasikara »  de se retirer de la plateforme avec ses élus.

Soixante jours avant

En tout état de cause, une véritable concertation – pour reprendre le terme à la mode mais en passe d’être galvaudé – suppose l’ouverture à tous les acteurs concernés et requiert la confrontation des idées, l’échange d’arguments et l’explicitation des points de vue de chacun. Force est de se demander si les parti(es) en présence ont abordé hier la question de la démission du président en exercice qui se porte candidat. Conformément à l’article 46 alinéa 2 de la Constitution qui énonce que « le président en exercice qui se porte candidat aux élections présidentielles, démissionne de son poste soixante jours avant la date du scrutin présidentiel ».

Octobre 2027

Parce qu’il exerce les fonctions de président de la République, le PRRM est soumis à cette obligation de démission. Le scrutin présidentiel devant en principe se tenir en décembre 2027, l’actuel locataire d’Iavoloha sera tenu de rendre les clés du Palais en octobre de la même année. En somme, d’ici un an, enfin presque. En effet, pour reprendre la « Marc » de fabrique de Ravalomanana à la présidentielle de 2001 avec son « Aza matahotra, minoa fotsiny ihany », on n’a pas peur de croire tout simplement que le Colonel Michaël Randrianirina participera à la prochaine course à la magistrature suprême. Quitte à faire un faux départ, sans risque de disqualification sauf s’il y a un nouveau « ni…ni » tel que c’était le cas en 2013 où les candidatures de l’ancien président élu et celle de son tombeur en 2009, ont été écartées d’office.

Consolidation du titre

Si l’homme fort de la Refondation ne brigue pas la présidence de la Vème République, la question de sa démission ne se pose pas. Il pourra rester en place jusqu’à l’élection du prochain président élu tel que le souhaite le « Vondron’ny Mpitolona manerana ny Nosy nanohitra ny fitondrana jadona teo aloha ».  Ce « groupe de militants de toute l’île qui s’est opposé au pouvoir autoritaire précédent » a effectivement déposé trois requêtes auprès de la Haute Cour Constitutionnelle le 22 mai 2026. La deuxième requête sollicite « la consolidation du titre de chef de l’Etat du président Michaël Randrianirina en qualité de chef d’Etat définitif dont les fonctions ne sauraient être interrompues jusqu’à l’investiture du nouveau président de la République en période d’exception ».

Requêtes irrecevables

Dans sa Décision en date du 26 août dernier, la HCC a déclaré les trois requêtes irrecevables en considérant que l’accès direct au juge constitutionnel de ce « groupe informel de citoyens militant dans des causes politiques » n’est pas prévu par la Constitution. Celle de 2010 qui reste et demeure en vigueur jusqu’à l’adoption par voie référendaire et la promulgation de la Constitution de la Ve République qui ne pourra pas s’appliquer à l’actuel PRRM sauf si les dispositions transitoires en décident autrement afin d’éviter un imbroglio constitutionnel. En tout cas, la remise en cause de l’obligation de démission pour le président en exercice serait un retour en arrière, à l’époque de Didier Ratsiraka qui l’avait extirpée de la Constitution initiale de la Troisième République lors du référendum constitutionnel du 5 mars 1998. Avant d’être réintroduite dans la Constitution de la Quatrième République de 2010 par Andry Rajoelina. Le Colonel au béret vert suivra-t-il l’Amiral rouge ou le numéro Un du régime Orange ? Cela pourrait être l’un des points de discussion voire d’achoppement de l’actuel « Dinika fakan-kevitra » et du prochain référendum constitutionnel pour un Oui pour un Non.

R.O

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1 COMMENTAIRE

  1. « du prochain référendum constitutionnel pour un Oui pour un Non. »
    euh, il veut encore organiser un « référendum », mais il est incapable d’organiser des élections? C’est un maladroit, c’est de la méchancité et du méprise du peuple malgache: Desistez, si vous n(‘avez nul part l’intention, nous avons assez des petits et grands dictateurs.

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