
La situation des agents retraités de l’Assemblée nationale suscite des interrogations au sein du Syndicat des Agents Retraités de l’Assemblée nationale (SARAN). Créé en mars 2025 et présidé par Bebain Urbain Andriantsizehena, président national du parti RPSD, le syndicat réclame notamment le paiement du complément d’indemnité d’installation dû à certains retraités. À l’époque, le président de l’Assemblée nationale, Justin Tokely, avait déjà reçu les représentants du syndicat, qui avaient précisé que leur démarche visait à défendre le bien-être et les avantages des retraités, et non à faire grève.
Indemnité d’installation
Le SARAN rappelle que lorsqu’un fonctionnaire atteint l’âge de 60 ans et part à la retraite, il bénéficie d’une indemnité d’installation correspondant à douze mois de salaire. Or, certains anciens agents de l’Assemblée nationale n’auraient pas perçu l’intégralité de cette indemnité. Le syndicat réclame ainsi le paiement du complément qui leur est dû, et souligne que ce reliquat constitue un droit qui devrait être régularisé. Parmi les personnes concernées, certaines seraient malades, tandis que d’autres seraient déjà décédées. Le SARAN déplore également l’insuffisance de médicaments au sein du Service médico-social, alors que plusieurs retraités souffrent de maladies chroniques.
Appel aux autorités
Le syndicat interpelle le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, ainsi que les membres du Bureau permanent, afin qu’ils procèdent au paiement du complément d’indemnité d’installation. Il se tourne également vers le président de la Refondation de la République de Madagascar, Michaël Randrianirina, et le ministre de l’Économie et des Finances, afin qu’ils examinent cette affaire. Il rappelle que l’aspect humain a récemment été mis en avant par le président de la Refondation de la République. Le SARAN affirme, par ailleurs, avoir été contraint de s’exprimer dans la presse, faute d’avoir été reçu en audience. Reste à savoir quelles suites seront données à cet appel.
Recueillis par Nadia R.




