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lundi, septembre 7, 2026
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Difficile exercice d’équilibre

Désagréable surprise pour les automobilistes. Alors qu’ils s’attendaient, comme promis, à un maintien des prix à la pompe des carburants jusqu’à la fin de l’année, ils ont eu droit, depuis samedi, à une nouvelle hausse.

Difficile exercice d’équilibre

Du moins pour le supercarburant, qui a fait l’objet d’une hausse de 200 ariary par litre, en passant de 5 100 à 5 300 ariary le litre, tandis que les prix du gasoil et du pétrole lampant restent inchangés. Cette évolution marque ainsi le retour du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants. Mais cette décision témoigne aussi de la difficulté, pour le gouvernement, de maintenir l’équilibre entre le pouvoir d’achat et l’équilibre budgétaire suggéré par le FMI. D’une part, la volonté de maintenir les prix à la pompe jusqu’à la fin de l’année répondait précisément à la préoccupation de l’exécutif de protéger le pouvoir d’achat des consommateurs face aux effets néfastes de la hausse des prix du carburant. Car, dans un contexte marqué par les tensions sur les marchés internationaux de l’énergie, la stabilité des prix des carburants constitue un moyen de limiter les répercussions sur les transports, les prix des marchandises et, plus largement, le coût de la vie. D’autre part, le gouvernement doit garder un œil sur l’équation budgétaire. Maintenir artificiellement les prix à la pompe a un coût qui peut se chiffrer en plusieurs milliards d’ariary. Lorsque le prix payé par le consommateur ne reflète plus suffisamment le coût réel de l’approvisionnement, la différence doit être prise en charge quelque part. Cela provoque, en conséquence, un déséquilibre budgétaire dont l’impact dommageable sur l’économie du pays n’est pas négligeable. Le FMI a précisément insisté sur ce point, lors de sa mission d’avril dernier, au cours de laquelle l’institution avait souligné la nécessité de maintenir le mécanisme d’ajustement automatique afin de limiter l’impact de la hausse des cours mondiaux du pétrole sur le budget de l’État et de dégager des ressources pour les besoins de développement. Difficile exercice d’équilibre, en tout cas, pour l’exécutif de la Refondation.

R.Edmond

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