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lundi, septembre 7, 2026
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Chronique de Mickey : Bonnet d’âne pour les instits

Dans son article écrit par Nadia R, intitulé « Un réseau mafieux au sein du ministère », la ministre Sendra Nirina Rajaonarison aurait dit : « Ce qui affecte ce ministère, c’est la volonté de remettre en place des systèmes qui ont déjà échoué. Il existe même un réseau mafieux. Y a-t-il réellement de l’attachement au ministère ou s’agit-il de faire de la politique pour obtenir des postes ? ». Il est vrai qu’elle interpelle le personnel du ministère central, mais, à travers lui, elle englobe, qu’on le veuille ou non, et affecte tout le corps enseignant en général.

Là, elle va trop vite en besogne. Si l’éducation va mal, on ne peut accuser le seul corps enseignant. La dégradation du système éducatif n’est nullement la responsabilité exclusive des « Ramose ». Elle n’est que le dérivé des errements de l’État, de par ses décisions aberrantes, comme, par exemple, celle de faire appel aux « maîtres FRAM » (Fikambanan’ny Ray Aman-Drenin’ny Mpianatra), dépourvus de formation adéquate, au lieu d’employer les sortants de l’ENS (École normale supérieure) ou de l’ex-École normale d’instituteurs, qui sont presque tous sans emploi. L’excuse d’insuffisance budgétaire ne peut être requise si l’on veut vraiment en faire une priorité absolue, au regard des dépenses attribuées au train de vie de l’État et à son maintien.

Tourner en dérision le corps enseignant, c’est oublier qu’il a beaucoup perdu de son statut et de ses conditions de vie. Son cas illustre bien la paupérisation vertigineuse du Malgache. Il est loin le temps où l’instituteur pouvait prétendre avoir une voiture et/ou une maison en fin de carrière ; maintenant, il arrive à peine à se vêtir et à se chausser.

Ici viennent à l’esprit les dires d’un vieux sage chinois : « Si vous voulez détruire un pays, inutile de lui faire une guerre sanglante… Il suffit de détruire son système d’éducation et d’y généraliser la corruption ». Alors, qui est responsable de notre descente aux enfers ? Ce n’est sûrement pas l’instituteur public, à qui on a déjà enlevé son rôle fondamental de précepteur pour toutes les générations, sans distinction.

M.Ranarivao.

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