
Huit associations suspendues, plus d’une vingtaine de personnes concernées et le président du Comité d’éthique écarté à quelques heures de l’AG.
Le torchon brûle au sein de la RNS. La décision du Conseil d’administration de suspendre huit associations a provoqué une nouvelle vague de contestations. Selon les associations concernées, cette mesure, prise le 28 août, ne leur aurait été notifiée que vendredi 4 septembre, soit la veille de l’AG du samedi 5 septembre. Une décision particulièrement sensible, puisque les associations affirment avoir confirmé leur participation à l’Assemblée générale, directement ou par procuration. Elles réfutent ainsi catégoriquement avoir refusé d’y prendre part, contrairement à ce qui aurait été déclaré durant l’AG.
Interrogation
La sanction ne se limiterait pas à une suspension temporaire. Les associations concernées auraient également été interdites de participation à la RNS 2027, et ce jusqu’en juin 2028. Pour leurs soutiens, la question est désormais de savoir sur quelle base statutaire une telle mesure peut être prise et selon quelle procédure. Le calendrier de la décision alimente surtout les interrogations. En excluant huit associations juste avant une Assemblée générale appelée notamment à se prononcer sur l’élection des nouveaux membres du Comité d’éthique, la direction se retrouve accusée par ses opposants d’avoir modifié les conditions du scrutin.
Écarté
Autre coup de tonnerre, Dera Ramanandraivonona, président du Comité d’éthique, a été écarté à quelques jours de l’Assemblée générale. Figure historique et considéré comme l’un des fondateurs de la RNS, il ne devait pourtant pas solliciter un nouveau mandat. Les élections des nouveaux membres du Comité d’éthique figuraient justement à l’ordre du jour.
Derrière cette affaire, c’est le fonctionnement même de la RNS qui est désormais au centre des débats : respect des statuts, transparence des procédures, équilibre des pouvoirs et place accordée aux anciens dirigeants.
Une AG sous haute tension
La présence d’un dispositif de sécurité avec, selon plusieurs témoignages, une liste nominative des personnes autorisées à entrer a également suscité des réactions. Pour les contestataires, l’enchaînement des décisions ressemble à une véritable opération de « nettoyage » de l’organisation. La direction, de son côté, devra désormais apporter des réponses précises sur le fondement juridique et statutaire de ces mesures. Car, au-delà des querelles de personnes, une question demeure : peut-on écarter des associations et des responsables historiques à la veille d’une Assemblée générale sans que cela ne fragilise la légitimité des décisions prises ? La bataille autour de la RNS ne semble donc pas terminée. Et le prochain épisode pourrait, à en croire certains protagonistes, porter sur un autre dossier particulièrement sensible : les comptes de l’exercice 2026.
T.H




