Le ministère de l’Éducation nationale a marqué la Journée internationale de l’alphabétisation 2026 par une célébration placée sous le signe de l’avenir. Entre allocutions, concours et témoignages, l’événement a rappelé que savoir lire, écrire et compter demeure une clé essentielle pour l’émancipation des individus, la protection de la planète et la construction d’une prospérité partagée.
Le ministère de l’Éducation nationale a célébré ce mardi, au Conseil pour le développement d’Andohatapenaka, la Journée internationale de l’alphabétisation 2026, placée sous le thème : « L’alphabétisation au service des personnes, de la planète et de la prospérité ». La cérémonie a débuté par les allocutions officielles, suivies d’une communication sur le thème, d’une mobilisation autour du carnet d’engagement en faveur de l’alphabétisation, du concours « Mahay Taratasy Aho » (première édition), d’une marketplace d’expositions et d’une reconnaissance des acteurs impliqués. Pour Mamba Serge Dieu Donné, directeur de l’éducation non formelle, cette journée illustre « la nécessité de promouvoir l’apprentissage de l’alphabétisation pour tous ». Il a rappelé que, si des progrès sont visibles, notamment avec la mise en place de centres d’alphabétisation et de ressources, le défi reste immense, surtout dans le Sud du pays où le taux d’analphabétisme demeure élevé. Le responsable a aussi pointé deux causes majeures de la hausse des statistiques : des données souvent obsolètes et la déscolarisation précoce. « Beaucoup d’enfants entrent à l’école mais, après trois ans d’abandon, ils se retrouvent dans la même situation que ceux qui n’ont jamais étudié », a-t-il expliqué, insistant sur la nécessité de collecter des chiffres fiables et d’intégrer tous les acteurs dans une stratégie commune.
Au-delà des constats, le ministère a remis des kits scolaires aux établissements engagés dans l’alphabétisation. Un témoignage est venu illustrer l’impact concret de ces efforts. Antonio, jeune d’Itaosy, raconte : « J’ai commencé l’alphabétisation en 2017, poursuivi en ASAMA en 2018 et obtenu mon CEPE. Même si je n’ai pas décroché le baccalauréat, j’ai pu suivre une formation professionnelle au CDA. Cela nous aide, nous les jeunes, à évoluer dans la vie »,. Cette célébration, inscrite dans une dynamique mondiale, rappelle que l’alphabétisation demeure un pilier essentiel pour bâtir une société plus juste et prospère.
Heriniaina Samson




