
Pour des élections crédibles, le parti FIVOI d’Antoine Rajerison réclame l’arrêt des poursuites politiques, une feuille de route validée par la HCC et la refonte totale de la CENI.
Alors que les consultations d’Iavoloha viennent de clore leur cycle officiel, comme les autres forces, le parti FIVOI d’Antoine Rajerison monte au créneau pour imposer ses exigences. Pour cette formation politique, l’annonce de scrutins ne suffit nullement à garantir l’expression démocratique. Si le pouvoir aspire à des élections libres, transparentes, sincères et acceptées par tous, le terrain doit impérativement être balisé en amont. Le parti formule ainsi une série d’attentes incontournables, axées sur la décrispation politique et la refonte des institutions électorales. En premier lieu, le FIVOI réclame la cessation immédiate des poursuites, des arrestations et des emprisonnements motivés par des divergences d’opinion ou des expressions pacifiques. Cet apaisement indispensable doit s’accompagner d’une feuille de route claire pour sortir de la Transition. Ce document officiel, devant mener à la présidentielle, devra être entériné par la Haute Cour constitutionnelle (HCC) pour posséder une force juridique contraignante face à l’ensemble des acteurs.
Assise communautaire
Sur le plan pratique, le parti insiste sur la restructuration de la base administrative. L’organisation des élections des chefs de fokontany doit impérativement précéder la refonte totale de la liste électorale. Cette chronologie garantira aux futurs responsables une assise communautaire solide et la confiance légitime des administrés. Dans la même optique, la dissolution et la reconstitution de la CENI s’avèrent inévitables. Jugeant l’organe actuel discrédité, le FIVOI plaide pour une structure inédite, indépendante et transparente, dotée de membres désignés selon des critères rigoureux et légaux. La crédibilité du scrutin exige, en outre, une révision rigoureuse et contradictoire des listes, ouverte au contrôle des partis et des observateurs, avec des délais stricts pour les réclamations. Parallèlement, la protection de la liberté de la presse, le respect de l’expression citoyenne et la garantie d’une stricte équité d’accès aux médias d’État demeurent non négociables. Enfin, la sécurisation du dépouillement et de la centralisation des voix doit rassurer l’opinion publique. Pour le FIVOI, la valeur d’une élection réside moins dans sa seule tenue que dans la réunion préalable de garanties absolues de transparence.
Julien R.




