
Deux hommes soupçonnés d’avoir tenté d’enlever un enfant ont échappé de peu à la mort, dimanche à Faratsiho. Pris à partie par une foule en colère, ils ont été grièvement blessés avant d’être secourus in extremis par les forces de l’ordre.
Âgés de 29 et 25 ans, les deux hommes ont été violemment pris à partie par des habitants, dimanche 6 septembre, à Ambalafeno, hameau IV, fokontany Mahatsinjo Mampihavana, dans la commune de Faratsiho. Ils étaient soupçonnés d’avoir tenté d’emmener un enfant qui gardait du bétail dans le secteur.
Alertées vers 11 heures par une personne de bonne volonté, les forces de l’ordre se sont immédiatement rendues sur place. Les deux hommes avaient été appréhendés par les fokonolona, mais la situation a rapidement dégénéré. Une foule en colère les a agressés, leur infligeant de graves blessures. L’intervention des gendarmes et des policiers a permis d’éviter le pire.
Les forces de l’ordre les ont évacués alors qu’ils étaient encore en vie, mais dans un état préoccupant. Ils ont été pris en charge par les agents de santé du CSB II de Faravohitra, où ils ont reçu les soins nécessaires. Leur vie ne serait désormais plus en danger.
Transférés à Antsirabe
Face à la présence d’une importante foule hostile aux abords d’Ambodifiakara et de Pompe Maty, les forces de l’ordre ont décidé de ne pas ramener les deux hommes au centre de Faratsiho, afin d’éviter un nouveau débordement. Ils ont ainsi été conduits au poste avancé de Faravohitra, où ils ont été placés sous la surveillance des gendarmes et ont continué à recevoir des soins médicaux.
Originaires de Vinaninony Sud et domiciliés dans le district de Faratsiho, les deux hommes devaient être transférés à Antsirabe dans la matinée du 7 septembre. Une enquête doit désormais déterminer les circonstances exactes de l’affaire et vérifier les accusations portées contre eux. La brigade de la gendarmerie de Faratsiho et la Police nationale de Faratsiho sont chargées des investigations.
De leur côté, les forces de l’ordre ont dû intervenir pour ramener le calme parmi les habitants. La situation est finalement revenue à l’apaisement.
T.M.




