Madagascar fait partie des pays les plus vulnérables au changement climatique dans le monde, et plusieurs secteurs économiques, dont la filière des huiles essentielles, n’en sont pas épargnés. Le projet ARCHE (Amélioration de la résilience aux changements climatiques dans le secteur des huiles essentielles à Madagascar) a ainsi été lancé par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, à travers le Bureau national de changement climatique et de la REDD+ (BNCCREDD+), et avec l’appui de l’ONUDI, afin de renforcer la résilience climatique de cette filière porteuse. « Ce projet sera mis en œuvre en collaboration avec Climate-KIC, la Sustainable Essential Oil Coordination Platform et le Groupement des exportateurs d’huiles essentielles et extraits de Madagascar (GEHEM). Il prévoit de soutenir plus de 34 000 petits producteurs et cultivateurs, dont la moitié sont des femmes, tout en formant plus de 4 500 producteurs et distillateurs », a déclaré le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Zamany Heriniaina Ruffin, lors de son lancement officiel, hier.
Un financement de 1,7 million USD
Il est à noter que ce projet est financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) à hauteur de 1,7 million USD. « Il s’agit notamment d’une subvention issue du Fonds pour les pays les moins avancés (FPMA), destinée à financer ce cinquième projet pour Madagascar, permettant de soutenir spécifiquement la filière des huiles essentielles face aux effets néfastes du changement climatique », a expliqué le point focal du FEM à Madagascar, Hery Rakotondravony. Dans la même foulée, la coordinatrice du BNCCREDD+, Lova Kanto Ravelomanana, a souligné que Madagascar a pu bénéficier de ce financement du FEM car le pays a ratifié la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique ainsi que l’Accord de Paris. « Nous revendiquons ainsi nos droits face aux impacts des activités menées par les pays industrialisés sur l’environnement, il ne s’agit aucunement de mendicité », a-t-elle précisé.
Mobiliser les porteurs de solutions
Par ailleurs, des climathons sont également lancés en vue de trouver des solutions innovantes afin de renforcer la résilience climatique de la filière des huiles essentielles. Quatre structures d’appui à l’entrepreneuriat, à savoir NEXTA, ISA Agribusiness, MIARAKAP et KENTIA Formation, mobiliseront les porteurs de solutions dans leurs zones d’intervention respectives. Les candidats peuvent être des étudiants, des entreprises, des porteurs de projets, des innovateurs, des chercheurs, ainsi que des coopératives et des organisations de producteurs. « La solution proposée doit répondre à un besoin concret de la chaîne de valeur », a fait savoir Tandrify Randriamaromanana, coordinateur de projet chez MIARAKAP.
Navalona R.




