« Si dans un an il y a encore des délestages à Tana, je démissionnerai », avait déclaré urbi et orbi Andry Rajoelina le 8 octobre 2025. Une semaine après, il a été « démissionné » par la Haute Cour constitutionnelle, qui déclara vacant le poste de président de la République.
Le bout du tunnel
Un an après, enfin presque, les nouveaux tenants du pouvoir n’ont pas encore réussi à mettre fin une bonne fois pour toutes au délestage dans la capitale. La population n’est pas près de voir le bout du tunnel. Sans faire allusion au terrible accident provoqué par un taxi-be, qui a fait 4 morts et une demi-douzaine de blessés parmi les piétons qui se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment. La persistance du délestage sous le régime du colonel au béret vert rappelle plutôt, toutes proportions gardées, la double allégorie du tunnel et du taxi-brousse de l’Amiral rouge, avec son livre de la même couleur, qui avait exposé les Malgaches au marché noir de PPN. Noir comme le tunnel dont on n’avait pas vu le bout après 16 années de « Marx en avant ». Noir comme l’attroupement autour des victimes de l’accident d’avant-hier, qui n’auront pas vu non plus le bout du tunnel d’Ambohidahy. Noir comme le pot d’échappement du taxi-brousse de la Révolution socialiste, qui s’était enlisé jusqu’à la chute de « Deba ». Noir comme n’importe quel quartier de la capitale pendant les délestages tournants, qui donnent de plus en plus le tournis, même si l’ancien président élu a été « démissionné » sans pouvoir attendre un an. Sans aller jusqu’au bout du tunnel du délestage, qui avait fait broyer du noir à la population à l’époque du régime orange. Et qui continue d’être dans le noir 11 mois après l’avènement du colonel à l’écharpe verte et l’arrivée d’une importante cargaison de gas-oil destinée principalement à approvisionner la Jirama, qui n’est pas près de voir le bout du tunnel d’Andekaleka.
R.O




