
Les biens de la société Injet sur les deux sites d’Ambodivona et d’Ambatomena ont été saisis.
Après le gel des comptes bancaires, les biens mobiliers. L’Agence de recouvrement des avoirs illicites (ARAI) a procédé, hier en fin d’après-midi, à la saisie des matériels et biens mobiliers de la société Injet, à Ambodivona. Une opération qui intervient dans le cadre de la procédure judiciaire visant la société appartenant au couple Rajoelina. Une équipe de l’ARAI, conduite sur place par son Directeur général, Rado Rajhonson, a investi les locaux de la société pour procéder à l’inventaire des biens concernés. Voitures, machines, ordinateurs et mobilier ont notamment été répertoriés par les agents de l’agence. L’opération, qui s’est déroulée sous les yeux des employés d’Injet, a duré plus d’une heure. Les responsables de la société, sollicités, n’ont toutefois pas souhaité s’exprimer.
Pour Rado Rajhonson, il s’agit d’une procédure qui s’inscrit dans le cours normal de la justice. « Il s’agit d’une procédure normale qui fait suite à la décision du pôle anti-corruption », a-t-il souligné, alors qu’il dirigeait l’équipe de l’ARAI sur les lieux. Mais faut-il rappeler que cette saisie intervient après le gel des comptes bancaires d’Injet. L’ARAI passe ainsi à une nouvelle étape de la procédure, avec la mise sous saisie des matériels et biens de la société. Mais, pour cet organisme, saisie ne signifie pas déplacement immédiat. Car les biens concernés restent sur place, dans les locaux de l’entreprise. Une disposition qui vise, selon le directeur général de l’ARAI, à permettre à la société de poursuivre ses activités malgré la procédure judiciaire en cours. « Nous n’avons pas déplacé les matériels saisis car l’objectif est de pouvoir faire toujours tourner la société même avec la procédure judiciaire en cours », a expliqué Rado Rajhonson.
Tension
Le maintien des matériels dans les locaux d’Injet ne signifie toutefois pas qu’ils échappent au contrôle de l’ARAI, a déclaré le directeur général de l’agence. Des vérifications périodiques sont prévues afin de s’assurer que les biens saisis ne soient pas déplacés. « Si certains matériels saisis sont déplacés, nous sommes dans l’obligation de prendre des mesures en conséquence », a averti le Directeur général de l’ARAI. Dans les locaux d’Ambodivona, la tension était perceptible hier parmi les employés durant l’intervention des agents de l’agence. Les visages étaient fermés tandis que l’inventaire se poursuivait. L’opération ne s’est par ailleurs pas limitée au siège de la société. Selon Rado Rajhonson, la procédure de saisie des matériels présents dans l’atelier d’Injet à Ambatobe a également déjà été effectuée.
Cette intervention de l’ARAI remet également en lumière l’histoire d’Injet. La société a été créée en 1999 par Andry Rajoelina, à une époque où celui-ci n’avait pas encore fait son entrée en politique. Injet s’était alors fait connaître dans le secteur de la publicité et était réputée, à cette époque, pour ses innovations. L’entreprise a également développé des activités dans différents domaines et aurait notamment travaillé dans le cadre de certains marchés avec l’État. Sur ce dernier point, certaines sources avancent que les opérations menées par Injet auraient toujours été réalisées dans un cadre légal, y compris pour certains marchés liés à l’État. La procédure judiciaire en cours devra donc déterminer les responsabilités et le statut des différents avoirs concernés.
Rija R.





Toujours des commentaires tendancieux de journaleux parce que l’affaire est liée aux magouilles de RAINILAINGA quand il était au pouvoir !