
La destination Analamanga est réputée pour la pratique de la randonnée, permettant aux touristes nationaux et internationaux de découvrir les trésors des Hautes Terres.
L’Office régional du tourisme d’Analamanga (ORTANA) ne ménage pas ses efforts pour créer, aménager et entretenir des circuits touristiques en balisant les sentiers, afin d’inciter les voyageurs à choisir cette région. L’agence de promotion a déjà répertorié 49 circuits balisés dédiés à cette activité. Répertoriés dans le guide de randonnée intitulé « Visit Analamanga », ces itinéraires traversent au total 27 communes rurales et 303 quartiers, répartis dans les huit districts de la région.
Dynamiser l’économie locale
La promotion de la destination contribue à la valorisation du patrimoine culturel, historique et naturel d’Analamanga, tout en dynamisant l’économie localement, notamment au sein des collectivités territoriales décentralisées traversées. En effet, les randonneurs y achètent des produits du terroir ainsi que de l’artisanat local. Les communautés villageoises sont pleinement impliquées dans le développement du tourisme rural. Pour ce faire, l’ORTANA forme des guides locaux, une initiative dont bénéficient également les autres acteurs privés du secteur. Outre la découverte des paysages des Hautes Terres, l’ORTANA organise des balades familiales, des randonnées sportives et de grands treks. À titre d’illustration, l’office planifie des visites guidées pour faire le tour de la ville d’Antananarivo, incluant la découverte de la Haute Ville et du palais de Manjakamadiana. L’exploration des collines sacrées attire tout particulièrement les passionnés de marche et d’histoire.
L’oignon y est « fady »
Tout au long de l’année, l’ORTANA publie un programme de randonnées menant vers des villages historiques et légendaires, souvent méconnus du grand public et des résidents. Parmi eux figure le site d’Antolojanahary, dont la visite est programmée ce samedi. C’est sur ce site qu’a été fondé le tout premier centre Akamasoa en 1989, offrant à de nombreuses familles l’opportunité de reconstruire leur vie. Situé à environ 60 km au nord-ouest de la capitale, Antolojanahary est considéré comme une véritable terre promise par ceux qui y ont posé leurs valises. Précédemment, une randonnée a été organisée à Ambohitrimamoladahy en passant par le village d’Andranomasina, où les visiteurs ont pu observer des démonstrations de vannerie traditionnelle. Un « apéro manioc » accompagné d’un café chaud, préparé par les habitants, y a été offert aux participants. Les randonneurs ont également découvert le village d’Andrefandolo, renommé pour sa fabrication de rhum local. Pour aller à la rencontre des populations, l’itinéraire a longé les rivières Sisaony et Andromba, à travers collines et vallées.
Une anecdote culturelle ! Dans le village d’Ambohitrimamoladahy, l’oignon est « fady », ou interdit. Selon la tradition, son odeur rappelle celle du « vanja », ou la poudre à fusil malgache d’autrefois, qui annonçait jadis l’arrivée des ennemis. Un musée dédié à Andohalo. Par ailleurs, l’ORTANA a récemment proposé un circuit à Lohavohitra pour faire vivre aux visiteurs le célèbre adage « Babay sy Lohavohitra ». Situé à 40 km de la capitale, le sommet s’élevant à 685 mètres d’altitude permet d’explorer l’histoire du village de Vonizongo. Enfin, l’ORTANA dispose de son propre musée, niché à Andohalo, entre l’ancien palais de Justice et le Rovan’i Madagasikara. L’accès y est gratuit, permettant aux visiteurs de se plonger dans l’histoire de Madagascar, particulièrement la période royale, et de découvrir la richesse du patrimoine national.
Dossier réalisé par Navalona R.




