
Une nouvelle promotion d’officiers malgaches s’apprête à rejoindre les prestigieuses écoles militaires françaises pour le cycle 2026-2027, réaffirmant le partenariat entre Paris et Antananarivo
La coopération de défense entre Antananarivo et Paris ne faiblit pas. Pour le cycle 2026-2027, une nouvelle cohorte d’officiers malgaches s’apprête à s’envoler pour la France afin d’intégrer les prestigieuses académies militaires de l’Hexagone. Saint-Cyr Coëtquidan, l’École navale, l’École de l’air et de l’espace ainsi que l’EMIA figurent au menu de ces cursus d’excellence. D’autres stagiaires poseront leurs valises à l’École supérieure internationale de guerre (ESIG) de Yaoundé.
Climat géopolitique. Cet engagement intervient dans un climat géopolitique régional sous tension. Alors que la Russie intensifie son emprise et multiplie les offensives diplomatiques et sécuritaires dans la Grande île, livraisons de matériel et propositions de formation à l’appui, Paris entend bien préserver son influence historique. Maintenir l’accueil de ces cadres militaires demeure le levier le plus stratégique pour pérenniser des relations de confiance au plus haut sommet de l’état-major malgache.
Partenariat bilatéral
Pour Madagascar, l’enjeu est de disposer de cadres formés pour faire face aux missions multiples des FAM : lutte contre l’insécurité maritime, appui à la sécurité intérieure et gestion des catastrophes. Les départs de ces officiers, sélectionnés conjointement par l’état-major malgache et la Mission de défense française, sont prévus dans les prochains mois. En tout cas, les liens forgés sur les bancs de Saint-Cyr ou de Salon-de-Provence transcendent les simples accords institutionnels ; ils façonnent durablement la vision des futurs décisionnaires de la défense malgache. En dépit des rivalités géopolitiques actuelles, Paris et Antananarivo réaffirment ainsi que l’investissement dans le capital humain reste la pierre angulaire de leur partenariat bilatéral.
Julien R.


