La tension reste vive et la terreur ne faiblit pas dans la région. « Ce samedi 12 septembre, aux alentours de 5 heures du matin, la quiétude du village d’Ankarana a été brutalement rompue par l’irruption violente d’une quarantaine de dahalo », nous a confié une source locale. Arrivés par surprise, ces bandits armés ont, selon les explications, ouvert le feu à vue sur les habitations, plongeant une nouvelle fois la population locale dans le désarroi. Cette opération commando s’inscrit en ligne directe dans la suite du tragique assassinat du prêtre Zakato et du conflit récurrent ciblant la communauté Ontetsirandragne Arivolahy.
Affrontements
Face à la soudaineté et à laviolence de l’assaut, la réaction des villageois ne s’est pas fait attendre. « Organisés pour défendre leurs foyers et leurs biens, les habitants ont vigoureusement riposté. Au terme d’affrontements particulièrement intenses, le bilan provisoire fait état de sept assaillants tués », a-t-on précisé, avant d’ajouter qu’« une arme à feu, des bovidés dérobés ainsi qu’un important lot de grigris et d’amulettes, d’une réputation redoutable, ont été saisis sur les lieux du combat ».
Appel solennel
Cette attaque n’était malheureusement pas inattendue. « Déjà, dimanche dernier [le 6 septembre 2026], cette même bande s’était illustrée en dérobant 21 têtes de bovidés, avant de terroriser le village par des menaces répétées de retour », nous a-t-on confié. Les villageois pointent du doigt plusieurs instigateurs locaux, connus pour des actes répétés de déstabilisation et de violence sanglante. Dépêchée sur place, la Gendarmerie nationale a procédé aux constatations d’usage et s’emploie à sécuriser la zone. Face à ce drame persistant, la population lance un appel solennel aux autorités, à tous les niveaux, pour une intervention ferme et urgente avant que la situation ne dégénère davantage.
Julien R.


