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mercredi, septembre 16, 2026
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State Procurement of Madagascar : Achat à prix incitatif de 1 500 tonnes de paddy dans la région Alaotra Mangoro

Les productions rizicoles des exploitants agricoles dans la région Alaotra Mangoro trouvent preneurs.

La société anonyme State Procurement of Madagascar (SPM), sous tutelle du ministère du Commerce et de la Consommation, a lancé lundi dernier la première opération d’achat direct de paddy auprès des producteurs dans la région Alaotra Mangoro, en commençant dans la commune rurale de Tanambe. « Nous allons acheter 1 500 tonnes de paddy, dont 700 tonnes dans cette collectivité décentralisée, 500 tonnes dans la commune d’Andilamena et 300 tonnes dans la commune d’Ampitatsimo, représentant les trois districts de la région, et ce, à un prix incitatif fixé à 1 500 Ar le kilo. Nous travaillons en collaboration avec les autorités locales telles que la région, les districts et les maires pour assurer l’organisation de l’opération d’achat du paddy jusqu’au paiement des producteurs via des virements bancaires afin de sécuriser les transactions », a expliqué le PCA de la SPM, Gilchrist Rakotoson, lors du lancement de cette opération à Tanambe.

Barème minimal. Plusieurs producteurs ont transporté leurs stocks de paddy via des mini-tracteurs à remorque vers le lieu de collecte, accessible à tous et situé près des usines de décortiquerie, permettant de limiter le coût de transport. « Cette opération de proximité effectuée par l’État permet de soutenir les exploitants agricoles face à la baisse du prix du paddy sur le marché local tout en ravivant leur espoir de travailler davantage pour la prochaine campagne culturale, étant donné que leurs récoltes trouvent preneur. De nombreux producteurs réclament la poursuite de cette opération, car notre commune dispose encore de plus de 20 000 tonnes en stock », a exprimé le maire de la commune de Tanambe, Randriatahiana Lovasoa. Pour Hery, un producteur venant de la commune d’Amborompotsy, il témoigne que ce prix fixé par l’État est plus incitatif puisque le prix actuel du paddy sur le marché local s’affiche à 1 300 Ar/kg. « On a même vendu nos récoltes à 1 000 Ar/kg au début de la campagne, en mai dernier. La deuxième vague de cette opération est tant attendue. En effet, un producteur possède en moyenne entre 10 tonnes et 20 tonnes de paddy dans notre localité. Avant l’intervention de la SPM, on était obligé d’écouler notre production pour faire face à la rentrée scolaire », a-t-il ajouté. Quant à Victorine et Fiderana, ces deux agricultrices réclament qu’il faut maintenir ce prix à 1 500 Ar/kg comme un barème minimal à partir de maintenant, sinon elles effectuent une vente à perte, étant donné leur coût de revient très élevé.

Régulateur de marché. La région Alaotra Mangoro, de son côté, se porte garante dans la réalisation pratique de cette opération, surtout en matière de supervision et de contrôle des transactions, pour que tous les producteurs soient bien payés selon leur dû. « La SPM constitue le premier grand acteur de la filière riz qui s’engage à acheter 1 500 tonnes de paddy d’un seul coup. Nous sollicitons en même temps les 269 collecteurs ayant leur carte professionnelle à emboîter ses pas afin d’écouler les 500 000 tonnes de paddy qui devraient encore être écoulées, sans compter le stock issu de la campagne précédente à Alaotra Mangoro. Pour l’heure, moins de 10 % de la production de riz sont évacués sur le marché », a souligné Elire Rabemananjara, le chef de région. Il est à rappeler que la SPM joue un rôle de régulateur de marché en achetant du paddy auprès des producteurs et en écoulant du riz sur le marché pour éviter la hausse des prix de cette denrée alimentaire. « Notre objectif vise à réduire la dépendance aux importations. Nous prévoyons également de reconstituer un stock de sécurité afin d’approvisionner en riz local les populations sinistrées en cas de passage de cyclones ou d’autres aléas climatiques », a fait savoir le directeur général de la SPM, Guillot Ramilison.  

Éviter la spéculation. Par ailleurs, le vice-président de l’Assemblée nationale, représentant l’ex-province de Toamasina, Fidèle Razara Pierre, a souligné que cette opération menée par la SPM va créer un effet d’entraînement pour tous les acteurs de la filière riz. En outre, « on peut quantifier réellement la production de riz décortiqué sortant de la région tout en évitant toute forme de spéculation », a-t-il enchaîné. Il est à préciser que la SPM décortique le riz avant de le vendre sur le marché intérieur. « C’est destiné à approvisionner les marchés dans les zones déficitaires comme la région Atsimo Atsinanana, Antananarivo et le sud du pays. Le ministère du Commerce effectue le suivi et le contrôle du circuit de commercialisation de ce produit depuis les grossistes partenaires jusqu’aux détaillants pour que les consommateurs puissent acquérir le riz à un prix juste », a assuré le secrétaire général de ce département ministériel, par ailleurs PCA de la SPM.   

 Navalona R.

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