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mercredi, septembre 16, 2026
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Eau potable : Plus d’un million de nouveaux bénéficiaires en un an, le défi de la gestion persiste

Plus de 1,1 million de nouveaux bénéficiaires et 1 191 infrastructures réalisées ou réhabilitées. Le bilan d’une année d’activités du ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène fait état d’une progression importante de l’accès à l’eau potable.

Plus de 1 100 infrastructures réalisées. Entre novembre 2025 et juin 2026, le ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène indique, dans un bilan, avoir réalisé ou réhabilité 1 191 infrastructures d’eau potable. Grands et moyens réseaux d’adduction, puits, forages et extensions d’infrastructures ont ainsi permis à 1 124 164 personnes de bénéficier d’un nouvel accès à l’eau potable dans les 24 régions.

Plus. Les réalisations concernent également les capacités de production des usines de traitement. Dans la capitale, à Mandroseza par exemple, le département ministériel fait état de l’achèvement d’unités de traitement d’une capacité respective de 22 000 m³ et 33 000 m³ par jour. Une autre unité, d’une capacité de 2 400 m³ par jour, a été achevée dans le quartier de Tanjombato. Par ailleurs, dans le Grand Sud, 237 MUS (système d’eau multi-usage) ont été réalisés dans le cadre du projet MIONJO, tandis que l’approvisionnement via le pipeline Mandrare-Sampona se poursuit. Ces réalisations interviennent parallèlement à une évolution du cadre institutionnel, avec la publication de la nouvelle Politique nationale de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène en novembre 2025 et la révision du Code de l’Eau en mars 2026.

Enjeu. Le bilan fait toutefois apparaître un défi moins visible que celui de la construction. Il s’agit de la pérennisation des ouvrages. En effet, parmi les actions prioritaires encore en attente figure la mise en place de gestionnaires et de systèmes de gestion pour les infrastructures d’approvisionnement en eau déjà achevées. L’enjeu est déterminant dans la mesure où une infrastructure construite ne garantit durablement l’accès à l’eau que si son exploitation, son entretien et sa maintenance sont assurés.

Projection. Le chantier reste par ailleurs considérable. Plusieurs projets sont encore en cours, dont celui d’Amoronakona, appelé à produire 50 000 m³ d’eau par jour et à desservir environ 840 000 personnes à partir de fin 2027. Le ministère prévoit également l’extension sur 39 km du pipeline Mandrare-Sampona jusqu’à Ambovombe et prépare un projet de production d’eau à partir de l’eau de mer. Le bilan d’une année marque ainsi une avancée quantitative. Après l’accélération des réalisations physiques, la prochaine étape sera donc aussi celle de leur fonctionnement dans la durée.

José Belalahy

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